Une évaluation énergétique résidentielle mesure l'efficacité d'une maison à maintenir une température agréable, qu'il s'agisse de rester au frais ou au chaud. Cette évaluation repose sur l'indice HERS (Home Energy Rating System), qui s'échelonne de zéro à cinq. Une maison dépourvue de système de chauffage ou de climatisation reçoit la note de zéro, tandis que celles offrant les meilleures performances thermiques obtiennent un cinq.
Le classement énergétique du bâtiment est déterminé par des auditeurs en énergie qui réalisent plusieurs tests : essai à la porte soufflante (blower door), test des conduits, imagerie thermique et inspection visuelle. Pour obtenir une note de cinq étoiles, une maison doit présenter un nombre précis de caractéristiques contribuant à son efficacité énergétique. Ces éléments sont ensuite validés point par point sur une liste de contrôle d'inspection.
Les barrières étanches
Un classement cinq étoiles exige que toute l'isolation soit installée de manière à être en contact direct avec une barrière d'air intérieure ou extérieure, afin d'empêcher tout flux d'air parasite. L'inspecteur vérifie les points d'installation dans toute la maison, notamment les transitions avec le garage et les débords de toit du grenier.
Des directives spécifiques s'appliquent aux climats froids : les bords de dalle peuvent comporter jusqu'à 25 % de leur surface sans isolation. Si l'isolant ne couvre pas entièrement le bord de dalle, les inspecteurs recommandent d'installer des barrières d'air au niveau des solives de rive et de réduire au maximum les ponts thermiques.
Les murs
Les murs extérieurs adjacents ainsi que les espaces non chauffés et non ventilés doivent répondre à des exigences précises pour atteindre la note maximale. Ces zones doivent être entièrement isolées, avec des barrières d'air disposées sur les faces intérieure et extérieure du mur.
Dans la majorité des États-Unis, il est possible d'utiliser une barrière extérieure scellée combinée à une isolation de qualité Grade 1, posée de façon continue. Cette réglementation concerne notamment les murs situés derrière la plomberie et les cheminées, ainsi que les rampants de toiture isolés, les murs en appui (knee walls), les puits de lumière, les cages d'escalier et les toits de porche attenants à l'habitation.
Planchers et gaines techniques
Les garages et les planchers en porte-à-faux créent des espaces situés entre l'extérieur et les zones ventilées. Ces zones doivent être équipées de barrières d'air dont le bord de l'isolation fibreuse reste apparent. Cet isolant doit rester en contact permanent avec le sous-plancher et ses composants, y compris les tasseaux, les couvertures isolantes et les filets, s'ils sont installés.
Lors de l'audit énergétique, les gaines de ventilation, les colonnes de plomberie et les conduits de fumée sont également inspectés afin de vérifier qu'ils sont parfaitement scellés par un calfeutrement ou un solin. Les interstices doivent être comblés avec du mastic ou de la mousse expansive.
Plafonds et murs mitoyens
Les jonctions entre les combles et les plafonds doivent bénéficier d'une barrière d'air entièrement posée, associée à des joints étanchéifiés et à une isolation adaptée. Celle-ci peut être amovible, mais elle doit épouser parfaitement la zone d'installation. Toute isolation doit être munie de joints d'étanchéité (gaskets), et les spots encastrés doivent être scellés directement contre les plaques de plâtre.
Enfin, les murs mitoyens entre logements doivent être intégralement scellés au niveau de leurs surfaces extérieures afin de garantir une performance thermique optimale.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007119211.html
