L'isolant soufflé est apprécié pour sa rapidité de pose et son bon rapport qualité-prix, mais il présente un inconvénient majeur : avec le temps, il se tasse et perd une partie de son efficacité. Ce phénomène s'explique par les poches d'air emprisonnées entre les particules d'isolant lors de l'installation. Essentielles aux performances thermiques, ces poches d'air disparaissent progressivement à mesure que l'isolant se compacte sous son propre poids, réduisant ainsi sa capacité isolante. L'ampleur de ce tassement dépend principalement du matériau utilisé.
Un tassement variable selon les matériaux
Trois matériaux entrent principalement dans la composition des isolants soufflés, et chacun se tasse dans des proportions bien différentes.
La cellulose
L'ouate de cellulose est le matériau le plus sujet au tassement : elle peut perdre jusqu'à 20 % de sa valeur R à cause de ce phénomène. La valeur R mesure l'efficacité isolante d'un matériau par unité d'épaisseur : plus elle est élevée, plus l'isolation est performante.
La laine de roche et la fibre de verre
Les isolants soufflés en laine de roche ou en fibre de verre sont nettement plus stables dans le temps. Ils ne perdent généralement que 2 à 4 % de leur capacité isolante en se tassant.
Le rôle aggravant de l'humidité
Un taux d'humidité élevé dans vos combles peut considérablement aggraver le problème en accélérant le tassement. Comme la cellulose absorbe davantage d'eau que les autres isolants soufflés, sa valeur R diminue plus rapidement que celle de la laine de roche ou de la fibre de verre lorsqu'elle est exposée à l'humidité.
Ajouter de l'isolant : la solution la plus courante
La méthode la plus répandue pour compenser le tassement consiste simplement à ajouter de l'isolant supplémentaire. Si vous installez de l'ouate de cellulose soufflée, prévoyez une épaisseur supérieure de 20 % à l'épaisseur théorique afin de tenir compte du tassement futur. En revanche, la laine de roche et la fibre de verre ne nécessitent généralement pas de surplus, car elles se tassent très peu. Attention toutefois : elles exigent une épaisseur plus importante que la cellulose pour atteindre une valeur R équivalente.
Les alternatives pour éviter le tassement
L'isolation projetée humide
Dans cette technique, un liquide ou un adhésif est incorporé à l'isolant pour l'empêcher de bouger ou de se tasser. Sa mise en œuvre exige toutefois l'intervention d'un professionnel : une application mal maîtrisée risquerait d'introduire un niveau d'humidité dommageable dans vos murs ou vos combles.
L'isolation dense (dense pack)
Pour les murs et autres espaces clos, vous pouvez opter pour l'isolation dense-pack, dont la densité accrue empêche tout tassement. Elle offre une excellente valeur R, mais elle est plus coûteuse et peut nécessiter le renforcement des zones fragiles de vos murs. Une installation professionnelle est indispensable pour garantir la densité correcte sur l'ensemble de la surface isolée.
Ce qu'il faut retenir avant de choisir
L'ouate de cellulose soufflée est certes la plus sujette au tassement, mais elle offre aussi une meilleure valeur R que les deux autres types d'isolants. Si vous optez plutôt pour la fibre de verre ou la laine de roche, il faudra installer plusieurs centimètres supplémentaires d'isolant pour atteindre une performance équivalente.
Si l'isolation existante de vos combles s'est déjà tassée, vous pouvez remédier au problème en ajoutant des panneaux isolants ou de la mousse rigide. Placez alors ces nouveaux isolants sous l'isolant soufflé existant ou suspendez-les directement au-dessus, afin d'éviter de comprimer l'isolant en place, ce qui dégraderait encore ses performances.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007028638.html
