Le béton est le matériau de construction le plus utilisé aux États-Unis, et son histoire remonte à plus de 3 600 ans, lorsqu'il fut employé pour la première fois en Égypte pour ériger des colonnes. Bien que relativement économique, durable et polyvalent, le béton traditionnel présente toutefois certains inconvénients : il est particulièrement dense et très lourd une fois sec, ce qui le rend difficile à manipuler pendant et après la mise en œuvre. Il a également tendance à se fissurer avec le temps. Utilisé depuis deux millénaires, le béton léger apporte des solutions concrètes à plusieurs de ces problèmes.
Composition et ingrédients
Le béton ordinaire est obtenu en mélangeant du sable, du gravier et de l'eau avec du ciment. Ce dernier résulte lui-même d'un mélange de chaux, d'oxyde de fer, d'oxyde de magnésium, d'alumine et de silice, cuit dans un four puis réduit en poudre. Une fois pris, le béton forme un matériau dense et très dur.
Le béton léger, quant à lui, remplace le sable et le gravier par des matériaux volcaniques, des déchets plastiques ou des substituts similaires, ce qui allège considérablement sa structure finale.
Mise en œuvre et propriétés physiques
Les deux types de béton présentent des caractéristiques physiques bien différentes. Le béton ordinaire est réputé pour sa densité élevée, d'environ 150 livres par pied cube (près de 2 400 kg/m³), tandis que le béton léger affiche 120 livres par pied cube (environ 1 900 kg/m³) ou moins.
La plupart des bétons légers sont en outre injectés avec une mousse à base de polystyrène qui fluidifie le mélange frais et facilite grandement le coulage — même si certaines variétés exigent un contrôle rigoureux de l'humidité tant que le matériau est encore malléable. Au séchage, la mousse se désintègre et laisse place à un ciment dur parsemé de micro-alvéoles d'air qui améliorent sensiblement l'isolation thermique. À l'inverse, le béton ordinaire offre de faibles performances isolantes.
Dernier avantage pratique non négligeable : il est bien plus facile d'enfoncer des clous dans du béton léger que dans du béton traditionnel.
Enjeux environnementaux
Le béton classique n'est pas particulièrement respectueux de l'environnement. La fabrication du ciment rejette en effet de grandes quantités de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Par ailleurs, les produits pétroliers utilisés pour enduire les coffrages dans les applications intérieures peuvent générer des émissions nocives, même s'il est possible de les remplacer par de l'huile minérale ou de la cire.
L'emploi de polystyrène dans le béton léger soulève lui aussi des préoccupations écologiques, mais des alternatives existent, notamment le recours à des matériaux recyclés et à des déchets valorisés.
Résistance et durabilité
Avec le temps, le béton peut perdre une partie de son intégrité structurelle lorsque des fissures apparaissent. Le béton léger se distingue ici par une résistance remarquable à la fissuration, grâce à la flexibilité conférée par l'association de matériaux légers et de ciment. L'interaction entre ces deux composants, appelée « zone de contact », est particulièrement solide dans le béton léger, ce qui renforce sa cohésion globale.
Le béton léger est également moins perméable que son homologue traditionnel, là encore en raison de cette zone de contact renforcée.
En résumé
Le choix entre béton léger et béton ordinaire dépend avant tout du projet envisagé. Le béton traditionnel reste privilégié pour les structures nécessitant une résistance mécanique maximale, tandis que le béton léger séduit par sa maniabilité, ses qualités isolantes et sa meilleure tenue face aux fissures.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007115937.html
