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NFPA 99 : comprendre le test d'impédance dans les établissements de santé

La National Fire Protection Association (NFPA) est l'organisme américain chargé d'élaborer les codes de sécurité incendie. Parmi ses référentiels, la norme NFPA 99 est spécifiquement dédiée aux établissements de santé. Son objectif : réduire au minimum les risques d'incendie, d'explosion et d'accidents électriques dans ces environnements sensibles. La norme NFPA 99B s'applique quant à elle aux locaux à atmosphère enrichie en oxygène. Ces standards imposent notamment la réalisation de tests d'impédance sur les sols antistatiques et les installations électriques, afin de protéger les patients comme le personnel contre les décharges électriques.

Pourquoi effectuer un test d'impédance ?

L'électricité statique peut enflammer des gaz tels que les agents anesthésiques ou provoquer des embrasements éclair dans les zones où l'oxygène médical est utilisé. Le test d'impédance permet donc de vérifier que les sols sont bien antistatiques.

Compte tenu du danger que représente une décharge électrique pour des patients fragilisés, les bâtiments médicaux doivent également respecter des exigences strictes en matière d'impédance pour leurs équipements électriques. Une impédance élevée est indispensable : elle mesure la résistance opposée au passage du courant électrique depuis un équipement vers le corps humain, et donc l'efficacité du système ou du sol à prévenir les chocs électriques.

Test de mise à la terre du système

Le chapitre 4 de la norme NFPA 99 définit les contrôles obligatoires du système de mise à la terre. Celui-ci protège les soignants et les patients contre les chocs électriques pouvant provenir des équipements médicaux. Les normes NFPA exigent la vérification régulière de la tension et de l'impédance de ce système de terre.

Selon l'ouvrage Complications in Anesthesiology d'Emilio Lobato, Nikolaus Gravenstein et Robert Kirby, « l'impédance entre le conducteur actif et la terre doit dépasser 200 000 ohms ». Cette valeur seuil garantit qu'un courant dangereux ne peut pas circuler vers le corps d'une personne en cas de défaut d'un appareil.

Test des sols antistatiques

Selon C. Sankaran, auteur de Power Quality, les exigences applicables aux établissements de santé stipulent une résistance maximale du sol de 106 ohms (soit 1 mégaohm). Cette mesure s'effectue à l'aide de deux électrodes de test pesant chacune 5 livres (environ 2,3 kg) et présentant une surface de contact circulaire de 2,5 pouces (6,35 cm) de diamètre.

La résistance entre les points est mesurée avec un ohmmètre dont la tension à vide est de 500 VDC et dont l'impédance interne nominale n'est pas inférieure à 100 000 ohms. En démontrant que le sol ne peut pas conduire un courant aussi élevé, on prouve qu'il est sûr : il ne peut ni transmettre une décharge statique accidentelle à un patient affaibli, ni laisser passer un faible courant électrique d'un câble vers les équipements médicaux voisins.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115614.html
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