Les figues fraîches évoquent les climats doux, les journées chaudes et ensoleillées ainsi que les terres bibliques. Cultivé depuis l'Antiquité pour ses fruits frais et séchés, le figuier (Ficus carica) est originaire d'Asie occidentale, s'est diffusé dans tout le bassin méditerranéen, puis est arrivé dans le Nouveau Monde avec les explorateurs espagnols. La plupart des plus de 200 cultivars existants sont autofertiles et généralement rustiques dans les zones 8 à 10 du département américain de l'Agriculture (USDA), mais certaines variétés, comme « Chicago Hardy », survivent jusque dans les zones 6 et 7.
Caractéristiques de la variété « Chicago Hardy »
Les fruits brun-violet du figuier « Chicago Hardy » mûrissent du milieu de l'été jusqu'à l'automne, offrant une pulpe couleur fraise et une saveur excellente. Ce cultivar survit sans protection hivernale en zone USDA 6 : ses racines restent vivaces sous terre, même lorsque la partie aérienne est détruite par le gel. Au printemps suivant, l'arbre repart vigoureusement de la souche.
« Chicago Hardy » se cultive en pleine terre dans les zones USDA 6 à 8 et tolère la zone 5 moyennant une protection hivernale. Cette variété est née par hasard dans un jardin de Chicago, où son propriétaire avait oublié de protéger son figuier un hiver et découvrit avec surprise qu'il avait survécu. Dans les régions plus froides, il est conseillé de cultiver « Chicago Hardy » en pot, afin de pouvoir le rentrer à l'abri pendant la mauvaise saison.
Pour multiplier ce figuier, privilégiez le bouturage ou le marcottage : les plants issus de semis ne reproduisent pas fidèlement les caractéristiques de la variété.
Multiplication par bouturage
Prélevez des boutures de 20 à 25 centimètres sur du bois d'un an, en février, lorsque l'arbre est en dormance. Enveloppez-les dans du papier essuie-tout humide, puis placez-les dans un sachet plastique refermable dans un endroit chaud, autour de 21 °C. L'enracinement intervient généralement en quelques semaines, mais le délai varie d'un arbre à l'autre.
Remplissez ensuite des pots de pépinière propres de 10 centimètres de diamètre avec de la vermiculite grossière humidifiée, et enfoncez-y la moitié inférieure de chaque bouture. Maintenez-les au chaud et laissez le substrat sécher légèrement entre deux arrosages. Pour conserver une forte hygrométrie, recouvrez les pots d'un sachet plastique posé sans serrer.
Surveillez l'apparition de nouvelles pousses, mais vérifiez toujours la qualité de l'enracinement avant le repiquage : de nouvelles feuilles peuvent se former alors que les racines sont encore insuffisantes. Transplantez uniquement les boutures bien enracinées dans des contenants de 4 litres environ.
Multiplication par marcottage
Pendant la période de végétation, courbez une branche vers le bas jusqu'à ce qu'elle touche le sol. Creusez une tranchée peu profonde et enterrez-y une section de la branche, en la recouvrant de plusieurs centimètres de terre. Fixez solidement la branche à l'aide d'un fil de fer recourbé en forme de U ; ajoutez une pierre par-dessus si elle a tendance à se relever.
Patientez plusieurs mois en vérifiant régulièrement l'apparition des racines. Une fois la couche bien enracinée, sectionnez-la de la plante mère et replantez-la en pot ou directement en pleine terre.
Récupération des rejets
Bien que le figuier puisse être formé sur un tronc unique, il adopte naturellement un port buissonnant à plusieurs tiges dans les régions où le froid hivernal abîme la partie aérienne. Des rejets latéraux, appelés drageons, se forment alors occasionnellement à la base de l'arbre. Ils s'enracinent souvent spontanément.
Servez-vous d'une bêche bien affûtée pour séparer ces drageons enracinés de l'arbre principal. Replantez-les au jardin ou cultivez-les en pot. C'est aussi une excellente façon d'en offrir à vos amis jardiniers !
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-edibles/1007022638.html
