Quasi inconnu de son vivant, le moine autrichien Gregor Mendel est aujourd'hui considéré comme l'un des scientifiques les plus célèbres du XIXe siècle. Grâce à ses travaux d'hybridation sur les plants de pois, il a posé les fondements de la génétique moderne et mis au jour certaines des lois fondamentales de l'hérédité.
Un travail de longue haleine à Brno
Mendel vivait à Brno, ville qui fait aujourd'hui partie de la République tchèque. À partir de 1856, il entreprit de cultiver des plants de pois dans le jardin du monastère afin de comprendre comment leurs caractères se transmettaient d'une génération à l'autre. Cette entreprise exigeait une patience considérable : Mendel consacra au total huit années à ses expériences minutieuses.
Sa méthode de pollinisation croisée
Les pois sont des plantes à fleurs, autrement dit des angiospermes. Leurs fleurs, comme celles de la plupart des angiospermes, renferment à la fois des organes sexuels mâles (les étamines) et femelles (le pistil). Un plant de pois peut donc soit s'autopolliniser, soit être fécondé par croisement avec une autre plante.
Pour contrôler précisément ces fécondations, Mendel avait recours à un simple pinceau : il prélevait d'abord le pollen sur une fleur, puis le transférait délicatement sur le pistil d'une autre fleur. Cette technique artisanale lui permettait de maîtriser entièrement le processus de reproduction et d'éliminer toute autopollinisation accidentelle.
Le déroulement de ses expériences
Mendel commença par sélectionner des lignées « pures », c'est-à-dire des plantes présentant des caractères bien définis — comme la couleur des fleurs — stables sur plusieurs générations successives. Il croisa ensuite des plants porteurs de caractères différents, puis compta méticuleusement le nombre de descendants affichant les mêmes traits que l'un ou l'autre des parents. Enfin, il croisa cette première génération hybride entre elle et analysa les proportions des caractères dans la troisième génération.
Ces expériences révélèrent des ratios remarquablement constants, dont le fameux rapport de 3 pour 1, qui permirent à Mendel de formuler les principes essentiels de l'hérédité : la ségrégation des allèles et leur transmission indépendante. Publiées en 1866, ses conclusions passèrent presque inaperçues avant d'être redécouvertes au début du XXe siècle, lorsque plusieurs botanistes confirmèrent indépendamment la justesse de ses travaux, consacrant ainsi Mendel comme le père de la génétique.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-annuals/1007101638.html
