La lutte contre le bruit occupe une place croissante dans l'aménagement des infrastructures routières, à mesure que les populations urbaines augmentent et que les axes de circulation se rapprochent des quartiers résidentiels. La végétation est fréquemment associée aux murs antibruit pour sa valeur esthétique — car la qualité visuelle influence directement notre perception du bruit. Voici comment adapter ces stratégies chez vous pour profiter d'un environnement acoustique plus paisible.
Écrans acoustiques solides ou plantes : que valent-ils vraiment ?
Contrairement aux idées reçues, les plantes n'ont pas d'effet mesurable sur le niveau sonore. Des études de terrain ont démontré qu'il n'existe aucune différence de décibels derrière un large rideau végétal, que ce soit en été ou en hiver. Les écrans acoustiques solides ne bloquent pas totalement le bruit, mais peuvent le réduire de cinq à dix décibels — soit l'équivalent de la différence entre le vacarme d'un camion remorque et celui d'une simple automobile.
Pour obtenir cette réduction, un mur antibruit doit être rigide et dense, avec un poids d'environ 20 kg par mètre carré. Les talus de terre répondent parfaitement à cette exigence, tout comme le béton, les parpaings, la brique, le bois et le métal.
Plantes et esthétique
Notre perception de la réduction du bruit dépend en partie de facteurs non acoustiques. L'esthétique joue un rôle déterminant : un écran antibruit est jugé inefficace lorsque son apparence déplaît. La qualité visuelle constitue donc un enjeu majeur dans la conception des barrières antibruit, et les plantes offrent à cet égard des atouts considérables.
Le département californien des transports (Caltrans) privilégie d'ailleurs l'intégration de végétation à ses murs antibruit, car celle-ci limite également le vandalisme — notamment les graffitis — réduit les coûts d'entretien sur l'ensemble du cycle de vie ainsi que les coûts de construction, et facilite l'acceptation des projets par les riverains.
Plantes et talus de terre
Le talus de terre représente l'élément essentiel d'une barrière antibruit végétalisée, car il agit comme un véritable mur plein. Des plantations mixtes associant arbustes à feuillage caduc et conifères dont le feuillage descend jusqu'au sol peuvent absorber et dévier les sons, mais avec moins d'efficacité qu'un obstacle plein. Le bruit est étouffé là où des couvre-sols, comme le gazon, sont présents, tandis qu'il rebondit sur les surfaces pavées.
Créer un écran anti-bruit chez soi
Masquer la source du bruit par des plantations présente un véritable intérêt psychologique : le son semble alors provenir de plus loin. Le choix des espèces importe moins que leur combinaison avec d'autres éléments du paysage. Dans un jardin résidentiel, associer plantations denses, talus, clôtures et murs pleins permet de protéger efficacement votre environnement des nuisances sonores extérieures. Ces mesures simples, appliquées ensemble, amélioreront sensiblement la qualité acoustique de votre cadre de vie.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/overall-landscape-planning/1007094534.html
