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Cheminée : humidificateur ou déshumidificateur d'air naturel ?

Selon son combustible et son mode de ventilation, une cheminée peut soit ajouter de la vapeur d'eau à l'air d'une pièce, soit en retirer. Avant de choisir le type de foyer à installer chez soi, il faut donc prendre en compte le type de chaleur souhaité ainsi que la manière dont les membres du foyer réagiront à une hausse ou une baisse de l'humidité ambiante.

Les effets d'une cheminée à évacuation

Une cheminée à évacuation (dite « ventée ») dispose d'une structure intégrée chargée d'évacuer la fumée et les autres sous-produits de la combustion. Il s'agit généralement d'une cheminée maçonnée en briques ou d'un conduit essentiellement constitué d'acier inoxydable. Grâce à cette ventilation, toute la vapeur d'eau générée par la combustion quitte la pièce. Il en résulte un espace de vie plus sec et moins humide, car le feu continue de consommer de l'oxygène pendant que la cheminée ou le conduit expulse le dioxyde de carbone, la vapeur d'eau et diverses particules.

Les effets d'une cheminée sans évacuation

Une cheminée sans évacuation fonctionne au gaz naturel, notamment au butane ou au propane, et ne produit pas les émissions nocives qui imposent à une cheminée à bois un système de ventilation adapté. La vapeur d'eau issue de la combustion du gaz reste alors dans la pièce, faute de cheminée ou de conduit pour l'évacuer. L'humidité augmente dans la zone immédiate, ce qui peut donner l'impression que la température est plus élevée qu'elle ne l'est réellement. Au-delà de 30 % d'humidité relative, une pièce peut devenir inconfortable et paraître étouffante.

Pollution de l'air et risques pour la santé

Une hausse anormale de l'humidité dans une pièce équipée d'une cheminée à évacuation peut signaler un conduit ou une cheminée obstrués. Un tel blocage accroît aussi la pollution de l'air intérieur et peut libérer des substances dangereuses, dont le monoxyde de carbone. En l'absence d'intervention, une exposition prolongée à ce gaz provoque de graves troubles respiratoires, des nausées, des maux de tête, une léthargie, voire la mort. De son côté, une cheminée sans évacuation peut présenter des fuites ou des joints défectueux au niveau du circuit de gaz naturel. Ce danger concerne tous les occupants de la maison, car le gaz naturel est hautement inflammable au contact de l'oxygène, même avec une simple étincelle.

Contrôler la flamme

Un feu trop intense ou trop puissant pour un espace donné peut extraire trop de vapeur d'eau de l'air. Avec le temps, cet air sec pompe l'humidité des structures en bois environnantes, provoquant fissures et craquelures. Ce climat desséchant peut également aggraver les gênes respiratoires des personnes aux sinus sensibles. À l'inverse, une cheminée sans évacuation surdimensionnée fait grimper rapidement le taux d'humidité et favorise même le développement de bactéries et de moisissures sur les surfaces poreuses, comme le bois ou les plaques de plâtre.

Quel modèle choisir ?

En résumé, une cheminée à évacuation assèche l'air ambiant, tandis qu'un modèle sans évacuation l'humidifie. Le bon choix dépend donc du climat local, de la taille de la pièce et de la sensibilité des occupants : un foyer venté conviendra mieux aux régions humides, alors qu'un appareil sans évacuation apportera un confort supplémentaire dans les zones sèches. Dans tous les cas, un entretien rigoureux reste indispensable : ramonage annuel, contrôle régulier des joints et installation d'un détecteur de monoxyde de carbone.


Source : https://jardin.98905.com/housekeeping/homemaking/1007017220.html
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