La majorité des habitations construites au cours des cinquante dernières années possèdent des murs intérieurs réalisés avec des cloisons sèches (plaques de plâtre), un matériau relativement économique et facile à poser. La cloison sèche se compose de grandes feuilles minces de gypse recouvertes de papier, fixées directement par clous ou par vis sur les montants des murs ou les solives du plafond. Dans les bâtiments anciens, le plâtre était appliqué sur de fines bandes de bois appelées lattis. De nos jours, les murs en plâtre sont généralement réalisés sous forme d'enduits minces appliqués sur des panneaux spécifiques. Tous les travaux de plâtrage exigent un savoir-faire particulier.
Inconvénients des cloisons sèches
- Les cloisons sèches s'abîment facilement : chocs de portes, frottements de mobilier, infiltrations d'eau.
- Pour accrocher des tableaux ou des miroirs, il faut impérativement viser un montant : les chevilles classiques et les crochets adhésifs sont souvent inefficaces sur une plaque mince.
- Les zones situées entre les montants ne bénéficient d'aucun support et sont donc particulièrement vulnérables aux dommages.
- Dans les maisons neuves, le tassement et le retrait de la charpente peuvent faire ressortir les clous à la surface.
- La pose au plafond est délicate en raison du poids et des dimensions des plaques : un échafaudage ou un dispositif de levage est souvent nécessaire.
Les limites du plâtre
- Le plâtrage requiert davantage de compétences techniques, ce qui rend son installation plus coûteuse.
- Le plâtre se présente sous forme de poudre qui, une fois mélangée à l'eau, offre une fenêtre de travail très courte avant de durcir. L'artisan doit l'appliquer et le lisser rapidement pour obtenir une surface uniforme.
- Dans une pièce vide, le plâtre produit plus d'écho que la cloison sèche ; cependant, sa masse supérieure lui confère une meilleure isolation phonique entre les pièces.
Poser des cloisons sèches
La cloison sèche se prête beaucoup mieux au bricolage amateur que le plâtre, mais le chantier demande nettement plus de temps. Les plaques sont d'abord découpées, ajustées, puis clouées, vissées ou collées sur les montants. Un enduit de rebouchage et des bandes à joint sont ensuite appliqués sur les raccords ainsi que sur les têtes de vis ou de clous. L'enduit doit sécher avant d'être poncé pour obtenir une finition lisse. Plusieurs couches successives sont souvent nécessaires afin d'effacer les raccords et d'obtenir un support parfaitement régulier, prêt à recevoir la sous-couche et la peinture. Comptez fréquemment cinq à six jours pour mener le travail à son terme.
Poser du plâtre
La pose d'un enduit mince exige l'installation préalable de plaques « blueboard », conçues pour résister à l'humidité du plâtre frais. Ce panneau, proche en apparence de la plaque de plâtre standard, est spécialement formulé pour créer une adhérence parfaite avec les enduits modernes. Le plâtre est ensuite appliqué sur toute la surface du mur. L'installation ne prend que deux jours du début à la fin, et aucun ponçage salissant n'est requis. Bien plus dure que la cloison sèche, cette finition peut durer plusieurs siècles plutôt que quelques décennies. À noter : le plâtre doit être posé intégralement et ne peut pas être combiné avec la cloison sèche sur une même surface.
Quel choix faire ?
En résumé, la cloison sèche séduit par son coût réduit et sa facilité de mise en œuvre, tandis que le plâtre offre une robustesse et une longévité exceptionnelles, au prix d'une pose réservée aux professionnels expérimentés. Votre décision dépendra donc du budget disponible, du délai souhaité et des performances acoustiques attendues.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/wall-repairs/1007079215.html
