La ventilation joue un rôle essentiel dans la préservation non seulement de la santé et de la longévité d'une maison, mais aussi du bien-être de ses occupants. Un excès d'humidité favorise en effet l'apparition de moisissures, la pourriture du bois et la dégradation générale des matériaux. Aux États-Unis, l'American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE) a établi en 1989 une norme relative à la qualité de l'air intérieur acceptable dans les bâtiments résidentiels de faible hauteur, révisée puis actualisée en 2007. Ces références sont communément désignées sous les noms ASHRAE 62 et ASHRAE 62.2-2007.
En raison du taux d'humidité particulièrement élevé des salles de bain, une ventilation adéquate y est indispensable. Que vous rénoviez une maison ancienne ou en construisiez une neuve, il est donc primordial de bien connaître les exigences de ventilation applicables à cette pièce.
Débit d'air requis (CFM)
Les normes ASHRAE 62 et ASHRAE 62.2-2007 exigent qu'un ventilateur de salle de bain soit capable d'évacuer un débit de 50 pieds cubes par minute (CFM) à la demande, c'est-à-dire chaque fois qu'une personne l'active. En revanche, si le ventilateur fonctionne en continu — par exemple dès que l'interrupteur d'éclairage est allumé — un débit de 20 CFM suffit.
Évacuer l'air humide vers l'extérieur
Il est impératif de veiller à ce que l'air humide de la salle de bain soit rejeté à l'extérieur de la maison. Ne terminez jamais le conduit du ventilateur dans les combles : cela créerait un environnement propice au développement de moisissures et à la pourriture des structures. Faites toujours passer le conduit à travers le toit et prolongez-le au-dessus de la couverture. L'installation d'un capuchon conçu pour les ventilateurs d'extraction permet en outre d'empêcher l'air froid de redescendre dans le conduit, tout en bloquant les débris, les insectes et autres intrus indésirables.
Isoler le conduit
La dernière étape pour assurer une ventilation efficace de votre salle de bain consiste à isoler le conduit qui évacue l'air humide. Cette précaution empêche la vapeur d'eau de se condenser et de redescendre dans le conduit lorsqu'il est exposé aux variations de température dans les murs ou les combles de la maison. Tous les types d'isolants flexibles conviennent : isolant en feuille d'aluminium souple, isolant en rouleau (laine minérale) ou encore mousse pulvérisée.
Bon à savoir : avant d'entreprendre vos travaux, consultez également les codes du bâtiment locaux, car certaines juridictions imposent des exigences spécifiques concernant le débit minimal, le type de ventilateur ou le parcours du conduit d'évacuation.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/ventilation/1007078302.html
