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Murs anti-explosion en blocs de béton : caractéristiques et principes de conception

Concevoir des bâtiments capables de résister aux impacts dévastateurs d'attentats à la bombe et d'autres formes d'attaques terroristes est devenu une priorité majeure ces dernières années. Parmi les stratégies employées par les architectes figure l'intégration de murs anti-explosion en blocs de béton. Contrairement à un mur classique en blocs de béton, un mur anti-explosion répond à des spécifications de conception particulières qui renforcent sa capacité à encaisser les explosions et autres forces puissantes.

Le renforcement : un élément essentiel

En raison de la nature intrinsèquement fragile du béton, un mur traditionnel en blocs non armé est extrêmement vulnérable à la fragmentation lors d'une explosion survenant à proximité. Au-delà de compromettre la stabilité structurelle du bâtiment auquel il appartient, un mur qui éclate peut projeter des débris volants dangereux, voire mortels.

Pour améliorer la résistance à l'explosion d'un mur en blocs de béton, la National Concrete Masonry Association recommande de le garnir intégralement de coulis, c'est-à-dire d'appliquer du mortier dans tous les interstices situés entre les blocs successifs. Cette opération consolide considérablement l'ensemble de la structure.

L'association préconise également l'utilisation conjointe de barres d'armature verticales et horizontales en acier lors de la construction. Les barres verticales s'insèrent dans les cavités des blocs, tandis que les barres horizontales se placent entre chaque rangée de maçonnerie.

Les types de blocs adaptés

À l'instar d'un mur traditionnel, un mur anti-explosion est composé d'unités de maçonnerie en béton (CMU), des blocs préfabriqués disponibles en plusieurs variantes. Selon la National Concrete Masonry Association, les modèles les mieux adaptés à l'accueil des armatures nécessaires sont les CMU ouverts et les CMU de type poutre de liaison (bond beam).

Les CMU ouverts, notamment les variantes en forme de H et de A, présentent un avantage décisif : ils peuvent être enfilés directement autour des barres d'armature verticales. Cela évite d'avoir à soulever les blocs par-dessus les barres durant le chantier, simplifiant ainsi la construction.

Les CMU de type poutre de liaison, quant à eux, accueillent aisément les poutres d'armature horizontales. Leur conception intègre des âmes réduites ou des âmes démontables (knock-out webs), ces dernières pouvant être retirées avant l'assemblage du mur.

Les dimensions des blocs

Au-delà du type de blocs utilisé, leurs dimensions jouent également un rôle déterminant dans la résistance à l'explosion. D'après le National Institute of Building Sciences, les constructeurs de murs anti-explosion devraient opter pour des unités de maçonnerie d'une épaisseur de 8 pouces (environ 20 cm). Toutefois, pour une protection renforcée, l'institut recommande des blocs de 12 pouces (environ 30 cm).

Considérations spécifiques aux murs extérieurs

Étant donné que les attentats surviennent le plus souvent à l'extérieur des bâtiments, les murs extérieurs en blocs de béton sont particulièrement exposés aux dommages liés aux explosions. Le National Institute of Building Sciences précise que ces murs doivent être conçus de manière à ce qu'en cas de défaillance sous des forces extrêmes, ils cèdent selon « un mode ductile, tel que la flexion », plutôt que selon « un mode fragile, tel que le cisaillement ». Une rupture ductile permet en effet d'absorber l'énergie de l'explosion tout en limitant la projection de débris.

Par ailleurs, les murs anti-explosion extérieurs doivent être dimensionnés pour supporter les charges transmises par les portes et les fenêtres qui y sont intégrées, afin de garantir la sécurité globale de l'enveloppe du bâtiment.


Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/windows-doors-walls/1007066963.html
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