L'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) évalue les purificateurs d'air selon deux critères : l'efficience et l'efficacité. L'efficience désigne le pourcentage de particules que l'appareil parvient à filtrer, tandis que l'efficacité mesure sa capacité réelle à réduire la quantité de particules présentes dans un espace occupé. Si la majorité des particules peuvent être captées lorsqu'elles sont en suspension dans l'air, celles qui se sont déjà déposées sur une surface s'avèrent beaucoup plus difficiles à éliminer.
Les différents types de purificateurs d'air
Les purificateurs d'air mécaniques et électroniques éliminent les particules telles que la poussière, le pollen et les squames d'animaux. Les modèles mécaniques capturent les particules en les retenant dans un filtre, tandis que les purificateurs électroniques diffusent des ions qui se fixent sur les particules. Ces ions confèrent une charge électrique aux particules, les poussant ainsi à se déposer sur les surfaces environnantes.
Les filtres à air à phase gazeuse, quant à eux, éliminent les gaz et les odeurs, comme le dioxyde de soufre ou la fumée de cigarette, en les absorbant grâce à un matériau appelé sorbant. Enfin, les purificateurs à rayonnement ultraviolet germicide, les systèmes d'oxydation photocatalytique et les générateurs d'ozone ciblent les polluants biologiques intérieurs, tels que les germes et les bactéries, en les exposant aux rayons ultraviolets.
Un purificateur d'air peut être intégré au système de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) d'un bâtiment, ou se présenter sous la forme d'un appareil portable autonome.
Les normes d'évaluation des filtres
L'Institute of Environmental Sciences and Technology (IEST) définit les normes permettant de comparer les performances des différents types de filtres à air. Quatre tests distincts servent à déterminer l'efficience d'un filtre :
- Le test de rétention pondérale : il évalue la capacité des filtres à faible efficience à retenir les particules les plus grossières présentes dans l'air.
- Le test d'efficacité de tache de poussière atmosphérique : il mesure la capacité des purificateurs à efficience moyenne à éliminer les fines particules.
- Le test de pénétration DOP : il détermine le pourcentage de particules filtrées par les véritables filtres HEPA (haute efficacité pour les particules de l'air).
- Le test PSE : il utilise des quantités croissantes de poussière synthétique afin d'établir une efficience minimale globale pour chaque type de filtre.
Un avertissement important
L'EPA met en garde contre certains appareils, notamment les générateurs d'ozone, dont l'efficacité est insuffisante pour apporter un réel bénéfice et qui peuvent émettre des sous-produits nocifs, comme l'ozone, un irritant pulmonaire reconnu.
Les purificateurs recommandés par l'EPA
Pour éliminer un maximum de particules de l'air, l'EPA recommande l'utilisation de filtres à haute efficacité de type HEPA. Toutefois, en raison de leur densité, ces filtres ne sont généralement pas compatibles avec une installation directe dans un système CVC. L'agence conseille donc de combiner un purificateur autonome avec un filtre à efficience moyenne intégré au système de ventilation du bâtiment. Les filtres en sac et en boîte constituent également une bonne alternative, car ils capturent une quantité élevée de particules en suspension dans l'air.
En raison de leur faible performance et des sous-produits qu'ils génèrent, l'EPA déconseille formellement l'usage des générateurs d'ozone et des purificateurs fonctionnant sur ce principe.
Source : https://jardin.98905.com/home-appliances/air-purifiers/1007006948.html
