Les jardiniers passent énormément de temps à analyser, travailler et améliorer leur sol, et pour de bonnes raisons. Plus la qualité du sol est élevée — aération, capacité de rétention d'eau, drainage et composition en nutriments — plus il est facile de cultiver des plantes saines et d'augmenter les rendements des cultures.
Lors de la construction d'une maison résidentielle, la couche arable d'origine est généralement raclée et retirée, puis remplacée par de la terre ou des remblais autour des fondations pour niveler le terrain. Pour obtenir un paysage verdoyant et robuste composé d'arbres, de fleurs et de pelouses, il faut ensuite réappliquer une couche arable par-dessus ce remblai de moindre qualité. Le fumier de vache, quant à lui, est un amendement qui améliore plusieurs aspects de cette couche arable.
Comprendre les couches arables
En Amérique du Nord, on associe souvent un sol sombre à la meilleure couche arable. Ce stéréotype est trompeur et injustifié. Les types de couches arables — sableuse, argileuse ou limoneuse — varient d'une région à l'autre. Les trois peuvent être productives au jardin, à condition qu'elles ne contiennent pas naturellement plus de 10 % de matière organique, qu'elles présentent une variété de particules de sol garantissant une bonne aération et un bon drainage, et qu'elles offrent un large profil nutritionnel.
Toutes les couches arables ne se valent cependant pas. Les meilleures sont exemptes de débris, de cailloux et de graines de mauvaises herbes. Une bonne couche arable ne doit pas être compactée et ne doit pas dégager d'odeur de matière organique en décomposition.
Le fumier de vache : un amendement précieux
Les vaches, qu'il s'agisse de races laitières ou à viande, produisent un fumier composé en grande partie de matières végétales digérées. Riche en matière organique et en nutriments, il continue de se décomposer une fois incorporé dans la couche arable, créant ainsi un profil proche de l'humus.
Cet amendement améliore l'aération du sol — tant la rétention d'eau que le drainage — et augmente la fertilité des terres pauvres en éléments nutritifs. Un sol enrichi au fumier de vache présente également une meilleure structure, c'est-à-dire une texture friable et grumeleuse idéale pour les racines, et abrite davantage de micro-organismes bénéfiques.
Les usages de la couche arable
La couche arable offre l'environnement idéal pour la croissance des plantes, notamment pour le développement de systèmes racinaires sains. Avec une bonne planification, les grands projets de terrassement — routes, parkings ou constructions immobilières — peuvent préserver cette fine couche fertile tandis que les sols moins riches servent à édifier buttes, talus ou bases de coffrage en béton.
Une fois les travaux terminés, la couche arable fertile est replacée au-dessus des remblais de qualité inférieure afin de soutenir une grande variété de végétaux. Les pelouses peuvent pousser sur des couches arables relativement minces, tandis que les arbres nécessitent une profondeur d'au moins 45 centimètres.
Bien utiliser le fumier de vache
Le fumier de vache s'incorpore à la couche arable pour y apporter matière organique et nutriments. Il est particulièrement adapté aux sols régulièrement travaillés et entretenus, comme les champs agricoles et les potagers.
En revanche, il est moins pratique pour les pelouses et les vergers qui ne sont pas labourés chaque année ; les engrais synthétiques conviennent souvent mieux dans ces cas. Avant incorporation, le fumier doit être séché et avoir perdu toute odeur désagréable. Le fumier frais et humide, outre son épandage salissant, peut littéralement brûler les tissus végétaux en raison de sa concentration élevée en sels.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049509.html
