Le chêne constitue un pilier de l'écosystème forestier en offrant une nourriture abondante à la faune sauvage. Les jeunes pousses, les rameaux et les feuilles nourrissent notamment les lapins et les cerfs. Mais la ressource la plus précieuse de cet arbre reste le gland, véritable trésor nutritionnel pour de nombreux mammifères tels que les écureuils, les ratons laveurs, les renards et certaines espèces d'oiseaux. Les feuilles du chêne abritent et nourrissent par ailleurs une multitude d'insectes et d'arthropodes, parmi lesquels figurent plusieurs espèces remarquables d'araignées.
Le tétranyque du chêne (Oligonychus bicolor)
Le tétranyque du chêne est un minuscule arthropode brun-rougeâtre qui s'attaque principalement aux chênes, mais qui peut également coloniser les caryers, les ormes, les bouleaux et les hêtres. Les premiers signes de sa présence se manifestent par un jaunissement doré ou cuivré du feuillage. En cas d'infestation importante, les feuilles prennent une teinte bronze marquée et l'on peut observer des œufs rouges en forme de tonneau fixés sur leur surface.
Heureusement, ce ravageur se contrôle facilement : un jet puissant d'eau au tuyau d'arrosage suffit souvent à le déloger. Si l'infestation persiste, plusieurs insecticides spécifiques disponibles dans le commerce permettent un traitement efficace.
L'araignée-crabe (Thomisidae)
Ses pattes avant orientées vers l'avant confèrent à l'araignée-crabe une silhouette évoquant un crabe miniature. Contrairement à la plupart de ses cousines, elle ne tisse pas de toile pour capturer ses proies : elle préfère rester immobile puis fondre sur elles par surprise. Excellente stratège, elle se dissimule de ses propres prédateurs tout en tendant des embuscades.
Capable de changer de couleur pour se fondre dans son environnement, elle devient redoutablement efficace pour attraper ses proies. On la trouve dissimulée dans les feuilles, sous l'écorce ou dans le sol.
L'épeire à toile orbiculaire (Metellina segmentata)
L'épeire construit la toile la plus vaste et la plus solide de toutes les araignées. Conçue pour capturer les insectes volants, cette toile spectaculaire s'observe généralement près de la cime des chênes. Bien que sa soie soit suffisamment résistante pour retenir de petits oiseaux, l'araignée ne les consomme pas : c'est plutôt l'oiseau qui, en se débattant pour s'échapper, finit généralement par détruire la toile.
L'argiope dorée (Argiope aurantia)
L'argiope dorée est une araignée commune et particulièrement imposante, dont la coloration varie du brun foncé au jaune vif. Son abdomen arbore des motifs distinctifs en forme de croix qui la rendent facilement reconnaissable. Outre les chênes où elle s'installe volontiers, on la rencontre également dans les jardins, les prairies et les haies.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007004751.html
