Les tempêtes violentes et les rafales peuvent dévaster maisons et bâtiments, arrachant les toits et faisant éclater les vitres. Il n'existe pourtant pas de vitesse de vent universelle à laquelle une vitre casse : tout dépend de la résistance propre à chaque modèle. Pour savoir combien de pression vos fenêtres peuvent supporter, il faut consulter les données techniques fournies par le fabricant.
L'indice de pression de conception
Pour estimer la vitesse de vent que vos fenêtres peuvent endurer avant de se briser, recherchez leur indice de pression de conception (« design pressure »). Cette information figure généralement sur l'emballage, dans les fiches techniques du fabricant, ou peut être obtenue en le contactant directement. Une fenêtre résidentielle standard affiche souvent une pression de conception d'environ 15 livres-force par pied carré (psf). Cela signifie que, dans la plupart des conditions, elle peut supporter jusqu'à 15 livres de pression par pied carré de surface avant de céder.
Convertir la pression en vitesse de vent
Une fois cet indice connu, utilisez la formule d'Ensweiler pour le convertir en vitesse de vent. Prenez la racine carrée de la pression de conception, puis multipliez-la par 20,016 pour obtenir des miles par heure (soit environ 32,2 pour un résultat en km/h). Par exemple, une fenêtre dotée d'un indice de 30 psf présente une racine carrée d'environ 5,48 et est donc conçue pour résister à des vents atteignant 110 miles par heure, soit environ 177 km/h (5,48 × 20,016).
Ces valeurs restent généralement fiables, mais des exceptions existent : la nature du terrain environnant, la forme ou la conception du bâtiment peuvent provoquer la rupture des vitres à des vitesses de vent inférieures.
Des exigences variables selon les régions
Chaque municipalité fixe ses propres exigences en matière de pression de conception, en fonction des vitesses de vent maximales observées localement. Les régions exposées aux vents violents ou aux ouragans fréquents, comme le sud de la Floride, imposent ainsi des indices élevés. À Miami, par exemple, les fenêtres sont soumises à des indices de 50 à 70 psf, ce qui leur permet de résister à des vents de 225 à plus de 257 km/h (140 à plus de 160 miles par heure).
Idées reçues sur les fenêtres
Contrairement à une croyance répandue, coller du ruban adhésif sur les vitres n'empêche pas leur rupture lorsque les vents soufflent fort, rapporte CBS News. Cette pratique peut même aggraver le danger : en maintenant les éclats ensemble, elle forme de plus gros morceaux de verre projetés dans les airs.
Autre mythe tenace : entrouvrir une fenêtre permettrait d'équilibrer la pression et d'éviter la casse. Selon la National Hurricane Survival Initiative, c'est faux, et cette méthode ne protège ni vos vitres ni vos biens. En réalité, une maison bien étanche constitue votre meilleure protection contre les dommages causés par le vent et l'eau.
Se protéger contre les impacts
Même l'indice de pression le plus élevé n'empêche pas le verre de se briser sous l'impact d'objets projetés par les rafales. Pour vous prémunir contre ce risque, optez pour du vitrage anti-impact, spécialement conçu pour résister aux débris volants. D'après CNN, ce type de verre peut supporter le choc d'un projectile se déplaçant à 55 km/h (34 miles par heure).
Si vos fenêtres ne sont pas équipées de vitrage anti-impact, recouvrez-les de panneaux de contreplaqué ou installez des volets anti-tempête afin de réduire les risques de casse lors des épisodes de vents violents.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/windows/1007031230.html
