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Plaque de plâtre : faut-il la poser horizontalement ou verticalement ?

La pose horizontale comme la pose verticale des plaques de plâtre sont parfaitement valides. Cependant, le choix de la méthode influence directement le volume de travail de finition. Le jointoiement étant particulièrement chronophage, opter pour la bonne technique permet d'économiser plusieurs heures, voire plusieurs jours de travail, tout en réduisant les quantités d'enduit et de matériaux nécessaires, donc les coûts.

La plaque de plâtre : ce qu'il faut savoir

La plaque de plâtre est un produit à base de gypse pris en sandwich entre deux feuilles de carton. Sa largeur standard est de 1,20 mètre, mais des formats plus larges existent sur commande spéciale. Les longueurs courantes varient généralement de 2 à 4 mètres. Les bords longs sont amincis en biseau afin de faciliter le jointoiement et d'obtenir une surface plus plane et plus lisse après finition.

Les professionnels commandent des plaques aux dimensions exactes des murs et des plafonds : un mur de 3 mètres recevra des plaques de 3 mètres, afin de limiter au maximum les joints et donc les matériaux et la main-d'œuvre de finition.

La pose horizontale : la solution la plus économique

Un exemple concret

Prenons un mur de 3,60 mètres de long sur 2,40 mètres de haut :

  • Pose verticale : il faut trois plaques de 1,20 × 2,40 m posées debout, ce qui crée deux joints verticaux à bander, enduire et poncer, soit environ 4,80 mètres linéaires de joint.
  • Pose horizontale : deux plaques de 3,60 m superposées suffisent, ne générant qu'un seul joint horizontal d'environ 3,60 mètres linéaires.

Dans cet exemple, la pose horizontale exige non seulement moins de main-d'œuvre pour la fixation (deux plaques au lieu de trois), mais aussi moins de bande, d'enduit et de ponçage. C'est pourquoi elle est privilégiée pour les grandes surfaces murales.

La pose verticale : idéale pour les petits espaces

Dans les zones exiguës comme les placards ou les dressings, la pose verticale s'impose naturellement. Dès que la largeur du mur est inférieure à 1,20 mètre, une seule plaque verticale suffit, éliminant totalement tout joint au milieu de la paroi.

De même, lorsque l'accès à une pièce rend difficile, voire impossible, le transport de grandes plaques, les formats courts de 2 mètres deviennent la seule option envisageable. Dans cette situation, le débat entre pose horizontale et verticale perd son intérêt : les deux méthodes génèrent alors le même nombre de joints.

Combiner les deux méthodes

Dans certains cas, une association des deux techniques s'avère judicieuse. Imaginons un mur de 6 mètres de long : deux plaques de 2,40 m posées horizontalement couvrent 4,80 mètres, tandis que le tronçon restant de 1,20 mètre est comblé par une seule plaque verticale.

Astuce de pro : découpez la plaque verticale de manière à placer le bord coupé dans l'angle. Son bord biseauté viendra alors s'assembler avec les bords biseautés des plaques horizontales, ce qui simplifie considérablement le jointoiement.

En résumé

Privilégiez la pose horizontale pour les grands murs : elle réduit le nombre de joints, fait gagner un temps précieux sur la finition et diminue les dépenses en matériaux. Réservez la pose verticale aux espaces étroits ou aux contraintes d'accès. Un bon choix dès le départ garantit un chantier plus rapide et une finition impeccable.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/walls/1007128078.html
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