Augmenter l'espace habitable de votre maison en aménageant votre sous-sol passe généralement par la construction d'une ossature en bois. Une bonne préparation associée à de solides compétences en bricolage augmente considérablement vos chances de réussir ce projet de difficulté modérée. La plupart des propriétaires préfèrent confier ces travaux à un professionnel, mais un bricoleur expérimenté et bien équipé peut tout à fait s'en charger lui-même.
La préparation : une étape essentielle
Avant d'entreprendre un projet d'aménagement d'envergure comme la construction d'une ossature de sous-sol, vous devez obtenir un permis auprès de votre service local du bâtiment. Définissez d'abord la disposition souhaitée, dessinez un plan ou consultez un architecte afin d'optimiser l'utilisation de l'espace et de faire produire un jeu de plans conforme.
Certaines administrations peuvent imposer l'installation d'équipements spécifiques, comme une fenêtre de grandes dimensions, pour des raisons de sécurité et d'évacuation en cas d'urgence. Vérifiez également qu'aucune humidité ne s'infiltre dans le sous-sol : une infiltration non traitée pourrait nécessiter des rénovations coûteuses une fois l'ossature et les finitions achevées.
La construction des murs principaux
Pour garantir un espace final chaleureux et confortable, installez des panneaux isolants rigides en fibre de verre le long du périmètre du mur de béton, entre la solive et le plancher. Fixez ensuite la plaque supérieure et la plaque inférieure en bois de 2 par 4 (environ 5 × 10 cm) à environ 1,3 cm de l'isolant.
Percez des trous dans le mur de béton et utilisez des vis pour fixer solidement les deux plaques. Coupez chaque montant à la longueur voulue, clouez-le en place entre les deux plaques et respectez un espacement de 40 cm (16 pouces) entre chaque montant pour un résultat optimal.
Utilisez systématiquement du bois traité sous pression dès qu'une pièce entre en contact avec le béton : cela prévient efficacement la pourriture. Enfin, servez-vous d'un niveau et de lignes à craie pour maintenir l'ossature parfaitement d'aplomb.
L'assemblage des cloisons
Les cloisons, c'est-à-dire les murs non porteurs qui n'avoisinent pas les murs de fondation, peuvent être assemblées directement au sol puis dressées d'un seul tenant. Posez la plaque inférieure au sol et marquez sa position de chaque côté : cela évite de placer la plaque du mauvais côté du repère lors de l'élévation du mur assemblé.
Mesurez la distance entre les plaques et coupez les montants à la longueur appropriée. Si vous devez prévoir une ouverture de porte, laissez un espace d'environ 6 cm plus haut et plus large que la porte à installer, comme le conseille le magazine « The Family Handyman ».
Pour assembler le mur, disposez simplement toutes les pièces au sol, puis fixez-les ensemble avec des clous de 16d pour les pièces perpendiculaires entre elles et des clous de 10d pour les pièces jointes face à face.
Les grilles d'accès au plafond
Certains éléments, comme les tuyaux de plomberie, passent souvent sous les solives : il serait dommage de bloquer leur accès lors de la pose du plafond en plaques de plâtre. Une solution efficace consiste à insérer des pièces de bois de 2 par 2 entre les solives à ces emplacements, puis à découper une ouverture une fois le plafond posé.
Installez ensuite une grille amovible par-dessus l'ouverture. Si vous avez besoin de nombreuses grilles d'accès, envisagez plutôt un plafond suspendu à panneaux démontables, bien plus pratique qu'un plafond en plaques de plâtre.
Conseils supplémentaires
Avant de commencer, vérifiez l'état des installations électriques et de plomberie existantes, et prévoyez l'emplacement des prises et des interrupteurs. Portez des équipements de protection individuelle : lunettes, gants et protection auditive. Travaillez toujours dans un sous-sol bien éclairé et correctement ventilé pour mener votre projet en toute sécurité.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/walls/1007127757.html
