Dans les climats froids, le gel est un phénomène qui peut survenir pendant trois saisons de l'année et représenter un problème sérieux pour les fondations des bâtiments. Une première façon de protéger une fondation des effets néfastes du soulèvement dû au gel consiste à construire un mur de fondation profond, reposant sur une semelle située bien en dessous de la ligne de gel. Cependant, un mur anti-gel bien conçu peut également préserver des dommages même une fondation peu profonde.
Le soulèvement dû au gel
Le soulèvement par le gel se produit lorsque la température extérieure baisse et que l'eau contenue dans le sol commence à geler. La glace s'accumule alors dans une structure appelée « lentille de glace », et l'eau souterraine supplémentaire est attirée vers cette lentille en formation par capillarité. À mesure qu'elle grossit, la glace — qui se dilate en gelant — exerce une force considérable sur le sol environnant. Les structures souterraines proches, telles que les fondations des bâtiments, peuvent ainsi être soulevées et endommagées. Des dommages peuvent également survenir lorsque la glace adhère directement au mur de fondation, permettant au gel d'exercer une poussée verticale encore plus puissante sur celui-ci.
Le mur superficiel protégé contre le gel
Un mur superficiel protégé contre le gel vise à empêcher le sol entourant les fondations d'un bâtiment de geler, en utilisant la chaleur rayonnée par le bâtiment pour réchauffer ce sol. Une couche de panneaux isolants rigides en mousse est appliquée verticalement à l'extérieur du mur de fondation, tandis qu'une autre couche d'isolant rigide est posée horizontalement sous le sol, à la base des fondations. Ces couches isolantes dirigent la chaleur provenant de l'intérieur chauffé du bâtiment vers le bas, dans le sol, et l'y maintiennent afin que celui-ci ne gèle pas.
Le mur protégé du gel pour bâtiment non chauffé
Un mur superficiel traditionnel protégé contre le gel repose sur la chaleur dégagée par un bâtiment chauffé ; il ne protège donc pas efficacement un bâtiment sans chauffage. Une conception alternative permet toutefois de protéger même un bâtiment non chauffé. Dans ce cas, une couche horizontale d'isolant est posée sous l'ensemble des fondations et s'étend vers l'extérieur au-delà de celles-ci, sans isolation verticale. Cette couche repose sur un lit de gravier. La méthode exploite la température des couches profondes du sol, qui reste toute l'année entre 4 et 10 °C (40 à 50 °F) : la chaleur du sol est stockée et rayonnée vers le haut, empêchant les couches supérieures de geler.
Le mur anti-gel intérieur
Un mur anti-gel intérieur est un mur isolé ossaturé contre un mur de sous-sol en béton, destiné à empêcher la formation de givre à l'intérieur du sous-sol. L'ossature est réalisée avec des montants de 5 x 10 cm (2 x 4 pouces) fixés entre une lisse haute et une lisse basse, l'ensemble étant installé à environ 2 cm (3/4 de pouce) du mur de béton afin de permettre la circulation de l'air derrière l'ossature. L'isolant est ensuite placé entre les montants, puis un pare-vapeur est agrafé par-dessus. Le mur est enfin recouvert de plaques de plâtre.
En résumé
Le choix du type de mur anti-gel dépend principalement du climat local, de la profondeur de la ligne de gel et du fait que le bâtiment soit chauffé ou non. Qu'il s'agisse d'une fondation profonde descendant sous la ligne de gel ou d'un système d'isolation stratégiquement positionné, toutes ces solutions poursuivent le même objectif : protéger durablement les fondations contre les effets destructeurs du gel.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/walls/1007127620.html
