Rénover une maison construite dans les années 1980 peut révéler plusieurs dangers potentiels pour la santé, notamment la présence de moisissures, de plomb et d'amiante. Les dégâts d'eau et les moisissures peuvent affaiblir la structure du bâtiment : une inspection approfondie est donc indispensable, surtout avant d'entreprendre des travaux de rénovation majeurs. L'amiante et le plomb peuvent également poser problème lors du retrait de peintures, de revêtements de sol ou de cloisons. Enfin, les vieilles canalisations et les anciens systèmes de chauffage doivent être examinés afin d'éviter des désagréments futurs qui pourraient compromettre une rénovation tout juste achevée.
Dégâts d'eau : un ennemi invisible
Si le toit est encore celui d'origine des années 1980, les dégâts d'eau ont probablement déjà commencé ou finiront par apparaître faute d'entretien ou de remplacement. Ces dégâts se produisent parfois dans des zones invisibles, comme derrière les cloisons. Des termites négligées peuvent également devenir problématiques, car le bois ramolli par l'humidité les attire irrésistiblement. Les tuyaux en plastique doivent être contrôlés pour détecter les fuites, voire remplacés : ils sont plus susceptibles de fuir au niveau des raccords que d'autres types de canalisations. Les moisissures peuvent aussi se développer dans des zones humides non visibles, affaiblissant la structure de la maison et présentant un réel risque sanitaire.
Plomb : une menace persistante
Jusqu'au milieu des années 1980, les tuyaux en cuivre installés dans les constructions neuves contenaient des traces de plomb. Ce problème peut être corrigé en posant des filtres sur les canalisations ou en remplaçant entièrement la plomberie. Avant de repeindre ou de décaper une surface, vérifiez si la peinture existante contient du plomb. Bien que la peinture au plomb ait été interdite en 1978, tous les stocks produits n'ont pas été détruits. Certaines maisons des années 1980 ont présenté des résultats positifs, y compris des habitations construites jusqu'en 1987, soit neuf ans après l'interdiction. Testez aussi bien les peintures intérieures qu'extérieures. En cas de résultat positif, des particules ont pu contaminer le sol autour de la maison.
Amiante : un danger difficile à détecter
Les maisons construites au début des années 1980 sont plus susceptibles de contenir des traces d'amiante, mais il n'est pas rare d'en découvrir également dans des habitations plus récentes. L'amiante est difficile à identifier : elle est inodore et invisible, ce qui nécessite généralement l'intervention d'un professionnel pour prélever des échantillons. Dans certaines communes, les travaux doivent être interrompus et des autorisations spécifiques sont souvent exigées pour garantir une élimination conforme de l'amiante. Le danger est particulièrement élevé lors de la démolition de murs ou du remplacement de sols : les fines poussières peuvent se disperser dans l'air et provoquer de graves problèmes de santé.
Chaudières horizontales : un risque d'incendie à ne pas ignorer
Dans les années 1980, il était courant que les constructeurs installent des chaudières horizontales dans les combles. Celles-ci doivent être rapidement retirées et remplacées. Elles ont fait l'objet d'un rappel en raison du risque d'incendie qu'elles représentaient, mais toutes n'ont pas été retirées des habitations. Ce rappel s'expliquait par la fragilisation des tiges NOx, susceptibles de se briser et de tomber au fond de l'appareil, pouvant ainsi déclencher un incendie. Si votre maison en contient une, il s'agit de l'équipement à moderniser en priorité compte tenu du danger potentiel.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/room-by-room-remodeling/1007126848.html
