Les bardeaux de cèdre ne servent pas uniquement à couvrir les toits ou à habiller les façades : ils constituent également un excellent choix pour les murs intérieurs. Ils peuvent être fixés sur du bois, de la brique, du plâtre ou encore du béton. Au-delà de leur charme rustique indéniable, ils offrent une bonne isolation phonique et thermique tout en demandant très peu d'entretien. Trois grandes essences de cèdre entrent dans la fabrication des bardeaux.
Les trois essences de cèdre utilisées
Chaque variété de cèdre possède des caractéristiques propres qui influencent son emploi sur les murs intérieurs.
Le cèdre jaune d'Alaska
Ce bois à la texture fine et au grain droit est réputé pour sa solidité et sa résistance exceptionnelle à la pourriture. Il est surtout connu pour la teinte gris argenté qu'il prend avec le temps en extérieur, mais il convient parfaitement à un usage intérieur.
Le cèdre blanc du Nord
Résistant à l'humidité, aux moisissures, à la pourriture et aux attaques d'insectes, il accepte mieux la peinture et les teintures que le cèdre rouge. Sa structure cellulaire particulière emprisonne de minuscules poches d'air, ce qui lui confère un véritable pouvoir isolant.
Le cèdre rouge
Il offre également de bonnes qualités isolantes, mais se fend plus facilement que le cèdre blanc et résiste à la peinture comme aux teintures. Ses couleurs chaudes et sa grande durabilité en font néanmoins un choix très populaire auprès des propriétaires.
Les classes de qualité
Les bardeaux de cèdre rouge et de cèdre jaune d'Alaska sont classés en quatre catégories, mais seuls les grades n° 1 et n° 2 sont généralement employés sur les murs. Ces deux grades existent en version « rabotée et jointée », c'est-à-dire avec des bords parallèles et des extrémités carrées qui garantissent une apparence uniforme.
Les bardeaux de cèdre blanc du Nord sont également proposés en quatre classes, désignées par les lettres A à D. Le grade A, de qualité supérieure, et le grade B, de qualité standard, sont ceux que l'on utilise le plus souvent à l'intérieur. Une version rabotée et jointée est aussi disponible.
La pose des bardeaux
Si le mur intérieur peut recevoir des fixations, vous pouvez clouer directement les bardeaux dessus. Dans le cas contraire, installez-les sur des tasseaux (lattis). Comptez deux clous ou deux agrafes par bardeau, de préférence en acier inoxydable : les clous ordinaires risquent en effet de laisser couler des traces de rouille le long du bois.
Pensez à positionner chaque rangée de façon à masquer les têtes de clous sous le rang suivant. Veillez enfin à ne pas enfoncer complètement les clous : si la tête pénètre trop profondément dans le bois, le bardeau risque de se fissurer lorsqu'il se dilate et se contracte au gré des variations d'humidité.
Les finitions adaptées
Contrairement aux murs extérieurs, les bardeaux posés à l'intérieur ne requièrent pas de protection particulière, sauf s'ils sont installés dans une salle de bains ou toute autre pièce très humide. Dans ces cas précis, optez pour une finition de qualité extérieure.
Une finition transparente, comme la gomme-laque ou la cire, préserve l'aspect naturel du bois. Vous pouvez également teinter les bardeaux avec une peinture au latex ou à base d'huile, éventuellement appliquée sur une sous-couche anti-taches, ou encore utiliser des teintures à l'huile et des lasures pénétrantes. Avant toute application, dépoussiérez soigneusement la surface et vérifiez que le produit choisi convient bien à un usage intérieur.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/interior-remodeling/1007123533.html
