Créées en 1988 puis révisées en 1996, les normes industrielles régissant la finition des cloisons sèches ont été élaborées par quatre associations professionnelles américaines du secteur, dont l'Association of the Wall and Ceiling Industry (AWCI) et la Gypsum Association. Elles établissent des niveaux d'exigence clairs et partagés entre les artisans plaquistes, les entrepreneurs généraux, les architectes et les maîtres d'ouvrage.
Six niveaux de finition, numérotés de 0 à 5, y sont décrits. Bien les connaître permet de chiffrer correctement un chantier, d'éviter les litiges et de préparer efficacement les surfaces en vue de leur décoration finale. Voici un tour d'horizon détaillé de chaque niveau.
Niveau 0
Lorsque la finition définitive n'est pas encore déterminée, les plaques de plâtre sont laissées au niveau 0. Les joints ne sont ni bandés ni scellés, et les cornières ne sont pas installées. Ce niveau est également utilisé sur les chantiers temporaires destinés à une occupation de courte durée.
Niveau 1
Une finition de niveau 1 reste généralement cachée aux regards. La bande à joint est posée, mais elle n'est pas recouverte d'enduit. Les fixations peuvent être masquées ou non, généralement selon les exigences du code incendie local. On retrouve ce niveau dans les couloirs techniques, les combles, les sous-sols et toutes les zones peu fréquentées. En construction résidentielle, il est courant dans les garages.
Niveau 2
Dans une finition de niveau 2, une couche d'enduit à joint est appliquée sur la bande, les fixations, les joints et les angles. Ce niveau est souvent utilisé lorsque du carrelage recouvre des panneaux hydrofuges. Les arêtes et les marques d'outils restent acceptables, mais aucun excès d'enduit ne doit subsister en surface.
Niveau 3
Pour une finition de niveau 3, deux couches d'enduit sont attendues sur la bande, les fixations, les angles et les joints. Les marques d'outils et les arêtes ne sont plus tolérées, et la surface ne doit présenter aucun surplus d'enduit. Une sous-couche de peinture est ensuite appliquée sur l'ensemble. Toutefois, le plaquiste ne l'applique que rarement, sauf accord préalable : cette étape relève généralement de la responsabilité de l'entrepreneur en peinture.
Niveau 4
Les finitions de niveau 4 sont recommandées pour les peintures mates, les textures légères et les techniques de projection. Ce niveau reprend celui du niveau 3, mais les angles, les fixations et les joints reçoivent cette fois trois couches d'enduit. Il n'est en revanche pas adapté aux peintures brillantes, telles que les finitions satinées, émaillées ou haute brillance, qui mettraient en évidence les irrégularités.
Niveau 5
Dernier échelon, le niveau 5 est réservé aux murs devant être parfaitement lisses, sans papier peint ni texture. Il est idéal dans les zones où la lumière est très réfléchissante, par exemple à proximité des fenêtres ou des luminaires. En plus de la finition du niveau 4, toute la surface est lissée avec une fine couche d'enduit afin de garantir qu'aucun joint ni aucune fixation n'apparaisse avec le temps.
Comment choisir le bon niveau ?
Le choix du niveau de finition dépend avant tout de l'usage de la pièce, du revêtement final prévu (peinture mate, satinée, papier peint, carrelage) et des conditions d'éclairage. Plus le niveau est élevé, plus le temps de main-d'œuvre et le budget augmentent. Il est donc essentiel de préciser explicitement le niveau attendu dans les devis et les contrats, afin d'aligner les attentes de tous les intervenants dès le démarrage du chantier.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007123273.html
