Face à la hausse continue des prix de l'énergie, les États-Unis recherchent activement des sources d'énergie renouvelables abordables. L'Europe promeut depuis longtemps l'énergie solaire comme solution viable, mais outre-Atlantique, elle ne représentait encore que moins de 1 % de la consommation énergétique totale en 2011. Pour ceux qui souhaitent réduire leurs factures d'électricité tout en adoptant une démarche respectueuse de l'environnement, comprendre les systèmes de chauffage solaire et le fonctionnement des panneaux constitue la première étape avant de franchir le pas du « tout vert ».
Les applications des panneaux solaires
Les panneaux solaires remplissent principalement deux fonctions : la production d'électricité et le chauffage de l'eau. Pour cette seconde application, ils constituent souvent un moyen écologique de chauffer les piscines. Les systèmes d'eau chaude peuvent également servir au chauffage des espaces intérieurs, comme les pièces d'habitation ou les serres.
Le fonctionnement des panneaux solaires
Dans les systèmes d'eau chaude sanitaire, les panneaux solaires thermiques contiennent une série de tubes en polymère intégrés dans des cadres généralement recouverts de verre ou d'un autre matériau transparent. Le soleil chauffe l'eau circulant dans ces tubes. Pour les piscines, lorsqu'un thermostat détecte que la température de l'eau du bassin est inférieure à celle des panneaux, le système renvoie automatiquement l'eau chauffée vers la piscine.
Pour les applications électriques, les panneaux sont composés de cellules photovoltaïques qui convertissent l'énergie solaire en électricité. Ces cellules sont des plaquettes fabriquées à partir de matériaux semi-conducteurs comme le silicium, associés à des éléments tels que le phosphore et le bore. Le silicium capte l'énergie solaire, tandis que les autres éléments excitent les molécules et les transfèrent vers un circuit électrique. Un onduleur intégré au système convertit ensuite le courant continu en courant alternatif, afin qu'il puisse alimenter les habitations et les entreprises. Les panneaux existent en différentes tailles, ce qui permet de les adapter à tous types de bâtiments.
Les conditions requises pour une installation solaire
Si vous envisagez d'installer un système solaire chez vous ou dans votre entreprise, trois questions essentielles doivent être posées : disposez-vous de suffisamment d'espace pour accueillir les panneaux ? Votre région bénéficie-t-elle d'un ensoleillement adéquat ? Et pouvez-vous assumer le coût initial du système ?
Un installateur professionnel déterminera la taille et le nombre de panneaux nécessaires à votre projet. Si votre toit ou votre terrain ne peut pas les accueillir, l'installation pourrait s'avérer impossible. De plus, les règles d'urbanisme locales peuvent restreindre, voire interdire, ce type d'installation.
Un ensoleillement abondant est indispensable au bon fonctionnement d'un système solaire. Des États comme la Californie, l'Arizona et la Floride sont particulièrement adaptés. En revanche, si vous vivez dans une région fréquemment couverte de nuages et sujette aux orages, le système fonctionnera certes, mais risque de manquer de rentabilité. Enfin, il faut savoir que les systèmes de chauffage solaire représentent un investissement important : le coût initial peut atteindre 20 000 dollars, même s'il génère des économies substantielles sur le long terme.
Les incitations financières pour les systèmes solaires
L'American Recovery and Reinvestment Act de 2009 a offert aux Américains des avantages fiscaux sous forme de crédits d'impôt pour l'achat ou l'installation de produits économes en énergie : véhicules écologiques, fenêtres performantes, matériaux d'isolation et systèmes d'énergie solaire. Les crédits d'impôt s'avèrent plus avantageux que les déductions fiscales, car ils réduisent l'impôt dollar pour dollar, plutôt que d'amputer un simple pourcentage de l'impôt dû. Les particuliers ayant installé un système de chauffage solaire pouvaient ainsi bénéficier d'un crédit d'impôt de 30 % pour les installations réalisées avant le 31 décembre 2016. Par ailleurs, certaines collectivités locales proposent des dispositifs complémentaires sous forme de remboursements partiels ou d'exonérations de frais d'inspection.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007119266.html
