Une maison construite avec des coffrages isolants (ICF, pour Insulated Concrete Forms) peut ressembler à n'importe quelle autre habitation. Pourtant, ses occupants constatent rapidement la différence dès qu'ils consultent leurs factures d'énergie. Les coffrages isolants dissimulés derrière les murs de brique, d'enduit ou de bardage offrent un confort silencieux, sans courants d'air. Dans le même temps, les économies d'énergie réduisent l'impact environnemental du logement : les maisons en ICF affichent une empreinte carbone nettement plus faible.
Les bases de la construction en coffrages isolants
Les coffrages isolants constituent une technique de construction qui associe les qualités isolantes des panneaux de polystyrène expansé (PSE) et les avantages de l'inertie thermique du béton armé pour créer des habitations solides et économes en énergie. Les dimensions varient selon les fabricants, mais un coffrage ICF typique mesure environ 1,20 mètre de long, 60 centimètres de haut et 23 centimètres d'épaisseur.
Les coffrages ICF de nouvelle génération se composent de deux feuilles de polystyrène expansé assemblées par une fine grille métallique ou un « tirant », créant un espace de 10 à 20 centimètres dans lequel le béton est coulé. Les blocs s'emboîtent comme des briques Lego et sont couramment utilisés pour des maisons allant jusqu'à deux étages. Le constructeur insère ensuite des barres d'armature à intervalles prédéfinis avant de couler le béton dans le vide central. Parmi les revêtements extérieurs les plus populaires figurent le bardage, la brique et l'enduit.
La performance thermique des coffrages isolants
Le cœur en béton d'un mur ICF se comporte très différemment d'une structure à ossature bois isolée avec de la laine de verre. Grâce au principe de l'inertie thermique, le béton absorbe et stocke la chaleur. En été, il retient la chaleur extérieure pour ne la restituer qu'après le coucher du soleil, lorsque les températures baissent. En hiver, il conserve la chaleur intérieure au lieu de la laisser s'échapper vers l'extérieur.
Les épais panneaux de polystyrène ralentissent les transferts de chaleur, si bien que l'effet global de l'ICF consiste à réduire considérablement l'impact de la chaleur extérieure sur la climatisation intérieure et à minimiser les déperditions de chauffage vers l'extérieur glacial. Avantage supplémentaire : les coffrages isolants éliminent les fuites d'air et les ponts thermiques fréquents dans les constructions à ossature bois classique.
Comparaison entre maisons ICF et maisons à ossature bois
Les maisons construites avec des coffrages isolants sont nettement plus économes en énergie que les structures à ossature bois, selon l'étude « Energy Use of Concrete Walls with Various Exterior Walls » publiée en 2001 par la Portland Cement Association. L'étude indiquait qu'au moment de sa publication, les économies annuelles de chauffage et de climatisation d'une maison ICF par rapport à une maison à ossature bois atteignaient 182 dollars dans une ville ensoleillée comme Albuquerque. Dans une ville aux quatre saisons bien marquées comme Boston, une maison ICF permettait d'économiser plus de 185 dollars, tandis que les propriétaires de Winnipeg, au climat rigoureux, pouvaient espérer économiser 157 dollars. Ces montants ont probablement augmenté depuis, avec la hausse continue des prix de l'énergie.
Comparaison entre ICF et blocs de béton
Comme les structures ICF, les maisons construites avec des blocs de béton (parpaings) offrent les avantages énergétiques d'une forte inertie thermique. Pourtant, les coffrages isolants surpassent également les parpaings. Selon la même étude, les économies de chauffage, de ventilation et de climatisation à Albuquerque s'élevaient à 86 dollars par rapport à une construction en parpaings, avec 114 dollars d'économies projetées pour Boston. Dans la froide Winnipeg, les économies annuelles atteignaient 88 dollars au moment de la publication. La principale différence entre les parpaings et les ICF résidant dans le coffrage en polystyrène expansé, il apparaît évident que ce coffrage isolant procure des bénéfices accrus aux propriétaires vivant dans les régions chaudes.
Évaluer l'avantage des coffrages isolants
Lorsqu'on fait appel à un constructeur expérimenté, le coût de construction d'une maison neuve en ICF dépasse généralement de 2 à 3 % celui d'une maison identique à ossature bois. Dans les régions réputées pour leurs étés torrides, les économies d'énergie devraient compenser cette différence en sept à dix ans. Mais les maisons en ICF présentent aussi d'autres atouts : elles sont plus silencieuses, moins sujettes aux courants d'air et constituent un choix plus sûr dans les zones exposées aux ouragans, grâce à leurs murs en béton coulé.
En résumé
Les coffrages isolants représentent un investissement initial légèrement supérieur, rapidement rentabilisé par des factures d'énergie réduites, un confort thermique et acoustique accru, ainsi qu'une meilleure résistance aux intempéries. Pour les propriétaires soucieux de leur budget comme de l'environnement, l'ICF constitue une alternative sérieuse et durable aux méthodes de construction traditionnelles.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007028647.html
