Une fois le béton coulé et suffisamment durci, il est nécessaire de retirer les coffrages qui ont maintenu le béton frais en place pendant la prise. Cette opération, appelée décoffrage, peut s'avérer relativement simple dans certains cas, mais se révéler plus complexe dans d'autres. Dans tous les cas, le choix du moment constitue un facteur déterminant pour garantir la qualité de l'ouvrage.
Le timing : l'élément le plus crucial
Le respect des délais est sans conteste l'aspect le plus important du décoffrage. Si vous retirez les coffrages trop tôt, vous risquez non seulement de compromettre tout le projet, mais aussi de mettre en danger votre propre sécurité. Les professionnels réutilisent généralement leurs coffrages sur plusieurs chantiers : il est donc dans leur intérêt de les retirer dès que cela devient sûr, tout en veillant à ne pas les endommager lors du retrait.
À noter que de nombreux pays imposent des réglementations strictes concernant les délais minimums avant décoffrage. Aux États-Unis, par exemple, l'OSHA (Occupational Safety and Health Administration) exige que les employeurs vérifient la résistance du béton au moyen d'une méthode d'essai approuvée par l'ASTM avant tout retrait de coffrage.
Les méthodes d'essai pour évaluer la résistance
Plusieurs techniques permettent de déterminer si le béton a atteint la résistance suffisante pour supporter le décoffrage :
- La méthode des éprouvettes coulées en place : une petite quantité du béton utilisé est moulée dans une éprouvette cylindrique. Sa résistance est ensuite testée afin de vérifier que le lot entier présente les caractéristiques requises.
- L'essai de pénétration : il mesure la profondeur atteinte par une sonde en acier enfoncée dans le béton avec une force d'intensité connue.
- L'essai d'arrachement : une force extérieure est appliquée sur un insert métallique en forme de T, préalablement encastré dans la surface du béton, afin d'évaluer sa résistance.
- La méthode de maturité : elle consiste à suivre l'évolution de la température du béton dans le temps et à estimer sa résistance à partir de ces relevés.
Les agents démoulants : faciliter le retrait
Lors de la fabrication des coffrages, les constructeurs appliquent souvent sur leurs surfaces des produits chimiques appelés agents démoulants (ou huiles de décoffrage). Ces substances empêchent le coffrage d'adhérer au béton et facilitent considérablement le démontage. Des agents démoulants spécialisés sont disponibles dans la plupart des magasins de bricolage et quincailleries.
Pour les coffrages en bois, les agents démoulants contiennent généralement des huiles minérales à base de paraffine ou des émulsions huileuses. Ceux destinés aux coffrages métalliques intègrent des inhibiteurs de corrosion et ne sont pas à base d'eau, afin d'éviter tout dommage au coffrage.
Retrait des coffrages selon leur matériau
Bonne nouvelle : les coffrages en fibre de verre et en plastique adhèrent beaucoup moins au béton frais et ne nécessitent donc pas d'agent démoulant, sauf si leur surface a été rugueuse à force d'utilisations répétées.
Une fois le béton suffisamment pris, les coffrages peuvent être retirés. La technique employée dépend du type de coffrage :
- Coffrages en bois cloués sur des supports : il suffit de retirer les clous puis de tirer délicatement le coffrage vers l'extérieur.
- Coffrages métalliques assemblés par loquets : ils peuvent être simplement démontés.
En respectant ces principes — délais appropriés, tests de résistance fiables et utilisation judicieuse des agents démoulants — vous garantirez un décoffrage réussi et un ouvrage durable.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/home-maintenance/1007073420.html
