L'érosion, accélérée par de nombreuses activités humaines, entraîne une perte considérable de sols. Il s'agit d'un problème mondial aux effets néfastes, tant sur les sites concernés qu'en aval. Les conséquences les plus marquantes s'observent dans les zones agricoles et les milieux naturels. En raison de la nature même de leur activité, les constructeurs sont souvent à l'origine de l'érosion des sols et portent donc une responsabilité particulière dans la préservation de cette ressource précieuse.
Planification du contrôle de l'érosion
Avant de commencer les travaux sur un site donné, les constructeurs doivent élaborer un plan de contrôle de l'érosion et des sédiments. De nombreuses collectivités locales, notamment aux États-Unis et en Australie, l'exigent. Ce plan, une fois achevé, est généralement soumis avec le dossier de demande d'aménagement ou joint aux exigences relatives au permis de construire.
Les méthodes de contrôle de l'érosion pouvant évoluer au cours du chantier, toute modification doit également être consignée dans le plan. Dans certains cas, le service local de génie civil peut identifier les zones nécessitant un contrôle de l'érosion et ainsi contribuer à l'élaboration d'un plan adapté. La planification comprend aussi la sensibilisation de l'ensemble du personnel du chantier à l'importance de ne pas polluer les eaux pluviales.
Installation des mesures de contrôle de l'érosion
Une fois les plans approuvés, les constructeurs sont responsables de la mise en place des dispositifs de contrôle de l'érosion, lesquels doivent impérativement être installés avant le début de la construction. Ces mesures comprennent :
- un point d'accès unique et stabilisé pour l'entrée et la sortie du chantier ;
- une barrière anti-sédiments le long du côté bas du site ;
- un système de détournement des eaux en amont ;
- une clôture de protection autour des zones où la végétation ne doit pas être perturbée ;
- l'installation de bassins de rétention.
Les constructeurs doivent également décaper la couche arable du terrain, puis la stocker à l'abri en vue de sa réutilisation ultérieure pour l'aménagement paysager. Les matériaux entreposés doivent demeurer dans les limites du chantier, à distance de la rue et de toute source d'eau courante. Quant aux trottoirs, ils ne doivent pas être endommagés et doivent être entretenus en permanence ; toute dégradation constatée doit être réparée sans délai.
Entretien des dispositifs de contrôle de l'érosion
Il incombe au constructeur d'entretenir les structures installées au moins une fois par semaine et après chaque pluie, afin de garantir leur bon fonctionnement. Les opérations d'entretien comprennent le retrait des sédiments accumulés dans les barrières anti-sédiments, les bassins de rétention ou les canalisations de drainage, le maintien du gravier sur les zones d'accès stabilisées, ainsi que la réparation des barrières et des rigoles d'érosion endommagées.
À mesure que la construction progresse, les besoins en matière de contrôle de l'érosion évoluent : l'ajustement de chaque structure fait donc partie intégrante de l'entretien. Par ailleurs, les rues et le chantier doivent être débarrassés des débris chaque jour.
Responsabilités lors de la phase finale de construction
Avant de retirer les dispositifs de contrôle de l'érosion, les constructeurs doivent vérifier la stabilité du site et s'assurer qu'aucune surface de sol n'est restée à nu. Si l'aménagement paysager doit être réalisé par un tiers ou par les propriétaires eux-mêmes, il est également essentiel que les constructeurs sensibilisent ces derniers à la prévention de la pollution avant la remise du site.
En respectant ces différentes étapes — planification rigoureuse, installation soignée, entretien régulier et remise en état finale — les constructeurs contribuent efficacement à limiter l'érosion des sols et à protéger l'environnement.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115287.html
