Des fondations jusqu'à la toiture, les options choisies pour la construction d'une grange influencent directement l'utilité du bâtiment ainsi que son coût total. Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'érection d'une grange était souvent une affaire communautaire : voisins et famille se réunissaient pour façonner et poser à la main chaque poteau, poutre et planche de bardage. Aujourd'hui, les granges modernes sont construites avec des matériaux manufacturés, des fermes de toit préfabriquées et du bardage en tôle emboutie.
Les fondations de la grange
Contrairement à la plupart des bâtiments, qui reposent sur une fondation en béton creusée et coulée profondément dans le sol, une grange est un bâtiment sur poteaux. La fondation consiste à ancrer des poteaux verticaux sur des plots de béton circulaires d'environ 30 cm de diamètre et 45 cm de hauteur, enfouis entre 90 et 120 cm sous terre sous chaque poteau.
Les granges possèdent généralement un sol en terre battue, car elles abritent souvent du matériel agricole lourd qui fissurerait une dalle de béton traditionnelle. Une fois les poteaux solidement ancrés, les murs sont montés selon la technique de l'ossature poteau-poutre (« post-framing »), une méthode nettement plus résistante que la construction classique à montants de bois.
L'ossature des murs
La construction sur poteaux permet de réaliser une ossature économique pour la grange, tout en restant l'une des méthodes les plus simples pour charpenter un bâtiment. L'ossature se compose de pièces horizontales de 5 × 10 cm, appelées traverses ou « girts », qui font le tour du périmètre des poteaux. Ces traverses servent à maintenir les poteaux verticaux parfaitement en position.
Au sommet des poteaux est fixé un linteau double, c'est-à-dire une paire de pièces de 5 × 25 cm placées de part et d'autre des poteaux verticaux. Ce linteau soutient les fermes de toit ou les chevrons. Grâce à ces composants, il n'est pas nécessaire de couler une fondation en béton complète, ce qui permet de réaliser des économies substantielles grâce à la rapidité d'exécution d'un bâtiment sur poteaux.
Chevrons ou fermes de toit ?
Le toit peut être construit soit avec des chevrons traditionnels, soit avec des fermes industrielles préfabriquées. Ces éléments peuvent adopter la forme classique du toit à deux pans inclinés ou celle du toit brisé à quatre pans, typique des granges américaines.
Les granges récentes sont généralement équipées de fermes préfabriquées, tandis que les granges anciennes étaient bâties à la main, avec un système de poutres de soutien intérieures portant les chevrons du toit. Avant d'installer la couverture, le propriétaire doit déterminer quelle configuration correspond le mieux à ses besoins.
Les fermes préfabriquées sont fabriquées en usine puis livrées sur le chantier prêtes à être installées, ce qui accélère considérablement le chantier. À l'inverse, les toits à chevrons sont assemblés sur site à partir de bois de charpente de dimensions standard et exigent une structure de soutien supplémentaire à l'intérieur du bâtiment.
Le bardage de la grange
De nombreuses options s'offrent aux constructeurs pour le bardage d'une grange. Le bardage en bois reste très prisé pour son charme rustique : les traditionnelles granges rouges qui parsèment la campagne nord-américaine témoignent de la remarquable longévité d'une grange bien construite.
Les granges plus contemporaines sont quant à elles habillées de contreplaqué, de métal ou de vinyle. Ces bardages industriels s'installent beaucoup plus rapidement et permettent donc de réduire les coûts de construction. Le bardage peut être posé horizontalement ou verticalement, et sa durabilité dépend essentiellement du matériau retenu ainsi que de la qualité de sa pose.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115244.html
