En architecture, la symétrie implique une axialité ou une centralité dans la forme du bâtiment. La symétrie bilatérale crée un équilibre au sein d'un élément architectural ou d'une structure, tandis que la symétrie radiale met en valeur un point central entouré d'éléments répétitifs. L'architecture monumentale fait souvent appel à la symétrie : la forme miroir et symétrique peut exprimer une stabilité sobre et un sentiment de maîtrise. Cependant, les éléments architecturaux symétriques peuvent également évoquer l'harmonie et l'ordre dans un espace. À l'inverse, le recours à l'asymétrie crée des espaces dynamiques, empreints de surprise.
La symétrie radiale
La symétrie radiale suppose un centre et un environnement répétitif ou continu qui l'entoure. De nombreuses structures fonctionnelles y ont recours, comme les fortifications et les stades. En outre, les structures radiales mettent l'accent sur la zone centrale d'une construction ou d'un lieu. Par exemple, le Panthéon de Rome est de plan circulaire, et l'empereur romain siégeait sur son trône juste sous l'oculus de l'édifice, cette ouverture circulaire située au sommet du dôme. De même, le baldaquin érigé sous la coupole à symétrie radiale de la basilique Saint-Pierre, au Vatican, constitue le centre du culte dans cette grande cathédrale.
La symétrie bilatérale dans l'organisation structurelle
La symétrie bilatérale engendre une organisation spatiale axiale. Le Mall de Washington, D.C., est bilatéralement symétrique : il guide les visiteurs du Capitole jusqu'au Lincoln Memorial. Par ailleurs, la plupart des églises et des banques présentent une symétrie bilatérale intérieure et extérieure qui souligne la puissance et la grandeur. Enfin, les maisons traditionnelles romaines et chinoises sont bilatéralement symétriques, mettant en valeur les cours centrales et évoquant un sentiment de cohésion.
La symétrie bilatérale dans les détails et les surfaces
Les détails et les éléments architecturaux adoptent généralement une symétrie bilatérale afin de créer harmonie et ordre dans un espace. Les élévations intérieures, les portes et les couloirs, ainsi que les volumes spatiaux, sont souvent symétriques, même au sein de structures globalement asymétriques. La maison de Sir John Soane à Londres en est un bon exemple : asymétrique dans son ensemble, elle abrite pourtant des espaces intérieurs tous bilatéralement symétriques. De même, la plupart des maisons conçues par Le Corbusier et Frank Lloyd Wright sont localement symétriques, tout en étant asymétriques dans leur composition générale. En outre, le mobilier et les ornements comportent fréquemment des éléments bilatéralement symétriques, même lorsqu'ils ne sont pas parfaitement réguliers.
L'asymétrie
Le recours à l'asymétrie peut dérouter l'occupant, mais il peut aussi insuffler vie et dynamisme à un espace. Les maisons de style Queen Anne présentent ainsi des fenêtres et des caractéristiques asymétriques, tandis qu'une grande partie de l'architecture moderne exploite l'asymétrie pour distinguer clairement des fonctions spatiales différentes. L'asymétrie peut toutefois provoquer un sentiment de désordre : les espaces asymétriques peuvent parfois paraître négligés et indisciplinés.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007031899.html
