Aujourd'hui, la plupart des constructeurs de maisons individuelles n'utilisent plus les solives de plafond et les chevrons traditionnels pour réaliser la charpente d'un toit. Ils installent plutôt une toiture préfabriquée, ce qui simplifie considérablement le chantier et accélère l'édification de la maison.
Les fermes de toit sont des structures en bois de forme triangulaire, assemblées en usine selon des calculs précis. Les fabricants les conçoivent généralement pour soutenir la structure du toit en transférant la charge vers les murs extérieurs de la maison. C'est donc la conception globale de l'habitation qui détermine le type de ferme à utiliser lors de la construction.
La ferme de pignon
Le toit à pignon présente cette silhouette caractéristique en « A » que la plupart des gens associent immédiatement au toit d'une maison. Les constructeurs posent les fermes de pignon au-dessus de chacun des murs d'extrémité de l'habitation. Ce style de ferme permet à l'entrepreneur de gagner un temps précieux, puisqu'il n'a plus besoin de construire le mur d'extrémité pour qu'il épouse la pente du toit.
Pour qu'une ferme de pignon remplisse correctement son rôle, l'architecte doit l'intégrer dès la conception du mur, et le fabricant doit la produire selon les spécifications exactes du plan. En règle générale, ce type de ferme n'a pas de fonction porteuse : elle ne transfère donc pas la charge du toit vers les murs extérieurs. Cependant, certaines spécifications techniques peuvent exiger que les fermes de pignon supportent une partie ou la totalité de la charge, notamment au-dessus des murs d'extrémité comportant des ouvertures comme des fenêtres ou des portes.
La ferme courante
Comme son nom l'indique, la ferme courante est le modèle le plus fréquemment employé dans la construction. Elle possède une véritable forme triangulaire et se décline en plusieurs variantes, telles que la ferme Howe, la ferme Fink, la ferme en éventail ou encore la ferme à faîtage central (King Post). Ces appellations désignent les différents éléments constitutifs de chaque conception.
Par exemple, la ferme Howe se caractérise par son profil en « A » avec des pièces diagonales fixées entre des montants verticaux. C'est la charge à supporter, l'espacement entre les fermes et la portée (la distance entre les deux murs extérieurs) qui déterminent le type de ferme courante à retenir. Dans une configuration de toit classique, le constructeur fixe les fermes courantes entre les fermes de pignon afin d'assurer le soutien de l'ensemble de la structure.
La ferme à ciseaux
Les fermes à ciseaux offrent au concepteur la possibilité d'apporter une touche architecturale distinctive à la maison en créant un plafond voûté sur toute la portée d'une pièce. Le fabricant construit ces fermes en fonction de la pente du toit dans la partie de la structure dotée du plafond incliné.
Dans les autres zones de la maison, où les plafonds restent plats et traditionnels, le constructeur utilise des fermes standard ou courantes. C'est donc la pente du toit qui détermine directement l'apparence finale du plafond intérieur.
La ferme à membrures parallèles
Lorsqu'un propriétaire souhaite isoler efficacement un plafond cathédrale dans une zone particulière de son logement, le concepteur peut prévoir l'installation de fermes à membrures parallèles pour obtenir le résultat souhaité. Grâce à leur géométrie particulière, ces fermes facilitent grandement la pose de l'isolant entre les éléments de la structure.
Cependant, il faut garder à l'esprit un point important : ce type de ferme associe des composants en bois à des entretoises métalliques, ce qui peut créer des ponts thermiques et réduire légèrement l'efficacité énergétique globale de la maison. Un choix judicieux des matériaux et une isolation complémentaire permettent néanmoins de limiter cet inconvénient.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007031882.html
