L'aleurode du frêne (Siphoninus phillyreae) est un ravageur originaire du Moyen-Orient et du bassin méditerranéen. Introduit aux États-Unis à la fin des années 1980 via des plants infestés, cet insecte est devenu l'un des principaux fléaux de nombreux arbres d'ombrage et fruitiers, notamment le frêne, le poirier et le grenadier. Sa propagation soudaine dans les paysages, dès les premiers signalements, s'explique principalement par l'absence de prédateurs naturels dans le pays à cette époque.
Description
Les aleurodes adultes mesurent environ 1,5 mm de long et sont recouverts d'une couche cireuse d'un blanc éclatant. Ces ravageurs possèdent des ailes blanches, une tête, un thorax et un abdomen jaunes, ainsi que des yeux rouges. Les infestations se présentent sous forme de colonies denses sur la face inférieure des feuilles, visibles comme des taches cireuses d'un vert plus clair. Les jeunes, ou nymphes, ressemblent à de petits points ovales blancs. La femelle vit entre un et deux mois, tandis que le mâle ne survit généralement que neuf jours.
Aire de répartition
L'aleurode du frêne est présent à faible densité dans toute la Californie, principal foyer d'infestation aux États-Unis. L'insecte est absent des zones montagneuses, car les basses températures n'y permettent pas sa survie. Depuis son arrivée, le ravageur s'est également répandu dans d'autres États. Sa répartition géographique couvre aujourd'hui tous les continents, incluant des pays tels que l'Argentine, le Mexique, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Dégâts
Ces ravageurs se nourrissent de sève et aspirent les sucs végétaux grâce à leurs pièces buccales en forme d'aiguille, aussi bien au stade nymphal qu'au stade adulte. Les nymphes se déplacent rarement et poursuivent leur alimentation au même endroit jusqu'à l'âge adulte. Le feuillage infesté commence à se flétrir puis tombe prématurément. En se nourrissant, les nymphes produisent un miellat collant qui favorise le développement de la fumagine, un champignon noir, sur les zones atteintes. En cas d'infestation sévère, les fruits sont également touchés, et la perte excessive de nutriments subie par l'arbre peut entraîner une défoliation importante, voire la mort de l'arbre hôte.
Moyens de lutte
Les agents de lutte biologique se sont révélés très efficaces pour contrôler l'aleurode du frêne. Parmi les prédateurs naturels figure la minuscule guêpe Encarsia inaron, importée d'Italie et d'Israël. Divers parasitoïdes, comme Eretmocerus corni, constituent également des ennemis naturels redoutables. Côté lutte chimique, il est possible d'avoir recours à des insecticides à base d'imidaclopride ou de dinotéfuran.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/groundcovers-vines/1007101017.html
