Une « mauvaise herbe » peut être définie sous trois angles : agricole et pastoral, suburbain et écologique, selon le site de l'Illinois Wildflower Association. Dans la définition suburbaine, une mauvaise herbe est une plante qui envahit les espaces aménagés et qui est « bien adaptée à son environnement, encline à se reproduire et à se propager, nécessitant peu ou pas d'entretien, sans propriété esthétique ou culinaire évidente et ne coûtant rien à acquérir ». Qu'il s'agisse de mauvaises herbes ou de fleurs sauvages, de nombreuses plantes produisent des fleurs jaune doré.
Mauvaises herbes jaunes ressemblant au chardon
Les mauvaises herbes et les fleurs sauvages peuvent être identifiées par la couleur, la forme et la taille de leur fleur. Il existe des dizaines de mauvaises herbes jaunes considérées comme invasives et nuisibles aux cultures et aux pâturages. Originaire d'Eurasie, le laiteron rude (Sonchus asper) est une mauvaise herbe grande et commune que l'on trouve dans les pâturages, les prairies ouvertes, les sous-bois, les fossés, sur les plages ainsi qu'au bord des lacs et des cours d'eau. Introduite en Amérique du Nord par des semences contaminées, cette plante pousse aujourd'hui partout aux États-Unis et au Canada et peut dépasser 2 mètres de hauteur.
La centaurée du solstice (Centaurea solstitialis) est une mauvaise herbe invasive qui mesure entre 30 et 90 cm. Elle présente des fleurs jaune vif évoquant le chardon, avec des épines acérées situées sous le capitule floral. Ses feuilles et sa tige sont d'un vert moyen terne, couvertes de fins poils. Extrêmement invasive, cette plante se reproduit par graines : un seul spécimen peut en disperser plus de 150 000. Très adaptable, elle envahit rapidement les prairies ouvertes et les parcours pastoraux.
Mauvaises herbes jaunes ressemblant aux marguerites
Le séneçon (Senecio spp.) forme des grappes de fleurs jaune vif semblables à des marguerites, portées par des tiges robustes de 60 à 90 cm. La plante se ressème aisément et pousse en touffes dans les prairies, les pâturages et les fossés en bord de route.
La marguerite huisache, également appelée marguerite au miel (Amblyolepis setigera), arbore des fleurs jaune éclatant en forme de marguerite accompagnées de longues feuilles vert bleuté profond. Elle pousse en touffes de 30 à 45 cm de hauteur.
Mauvaises herbes jaunes utiles
L'achillée tanaisie (Tanacetum vulgare) présente des capitules denses de fleurs jaune brillant. Elle pousse en touffes et se propage rapidement. Les premiers colons la plantaient près de leurs cabanes et de leurs latrines pour repousser les mouches, tandis que des bouquets étaient suspendus aux fenêtres et aux portes afin de prévenir les infestations d'insectes. Cette plante aromatique dégage une essence désagréable pour les insectes, mais parfaitement tolérable pour l'homme.
La marguerite blanche (Leucanthemum vulgare) est une vivace rustique utilisée dans les aménagements paysagers et présente également à l'état sauvage. Ses pétales extérieurs blancs entourent un disque floral jaune vif. Ses jeunes feuilles, tendres et comestibles, s'utilisent dans les salades et les soupes.
Les mauvaises herbes jaunes les plus hautes
Le genêt d'Espagne (Spartium junceum) est une plante vivace herbacée offrant de petites fleurs jaune vif sur des tiges presque dépourvues de feuilles. Ses feuilles vertes mesurent moins de 2,5 cm. Très parfumé, avec une odeur douce et miellée, il peut atteindre plus de 3 mètres de hauteur. Considéré comme invasif en raison de sa capacité à se ressemer rapidement, il concurrence les plantes indigènes jusqu'à les éliminer.
La jacobée (Senecio jacobaea) développe des tiges robustes dépassant 1,20 m. Toxique, elle peut causer la mort des chevaux, des bovins et des chèvres, bien qu'elle soit sans effet sur les moutons. Sa floraison se compose de petites fleurs jaunes rappelant le pissenlit.
Les mauvaises herbes jaunes les plus invasives
La lysimaque commune (Lysimachia vulgaris) porte des grappes de petites fleurs jaunes à cinq pétales sur de hautes tiges. Elle se propage par rhizomes qui forment des nappes denses étouffant les autres végétaux. Ces rhizomes, très coriaces, sont difficiles à extraire du sol. La floraison intervient en juillet et août.
Le millepertuis perforé (Hypericum perforatum) pousse à partir d'une racine pivotante profonde et atteint 1,20 m de haut. Il se propage rapidement au détriment des plantes indigènes et prospère dans les zones de rusticité USDA 3 à 7. Ses tiges ligneuses portent de courtes feuilles vert foncé et des fleurs jaune vif à cinq pétales.
Enfin, la chondrille à tiges de jonc (Chondrilla juncea) est extrêmement difficile à éradiquer. Elle produit des racines pivotantes puissantes pouvant atteindre 2,40 m de long et de minuscules fleurs jaunes portées par des tiges fines et rigides.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/green-organic/1007020846.html
