Le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), jadis symbole d'une nature sauvage en voie de disparition dans le Michigan, est aujourd'hui devenu extrêmement commun dans tout l'État. On le trouve dans chacun des comtés et dans la plupart des types d'habitats. La gestion de cette espèce vise désormais à maintenir le troupeau à l'échelle de l'État à un niveau limitant autant que possible son impact sur l'environnement, tout en préservant la santé des animaux.
Pourquoi cette gestion est-elle nécessaire ?
La surexploitation par la chasse avait fait du cerf de Virginie une préoccupation majeure de conservation au début du XXe siècle. La mise en place d'une gestion étatique, la conversion massive de terres en habitats favorables au cerf ainsi que le déclin de ses prédateurs naturels ont ensuite provoqué une véritable explosion démographique. En 1989, on estimait à environ deux millions le nombre de cerfs vivant dans le Michigan.
Cette surpopulation, aujourd'hui réalité dans la majeure partie de l'État, entraîne la dégradation des habitats, la propagation de maladies, des épisodes de famine et une augmentation des collisions entre cerfs et véhicules.
À noter : les cerfs de Virginie utilisent volontiers les marais et les cours d'eau comme habitats.
La chasse, outil central de régulation
La chasse réglementée par l'État constitue un levier fondamental de gestion des populations dans le Michigan. En 2009, près de 444 000 cerfs de Virginie ont été prélevés par les chasseurs. Les différentes saisons — chasse à l'arc, armes à feu classiques et armes à poudre noire — s'étendent généralement d'octobre à janvier.
Au-delà du prélèvement des mâles, des permis spécifiques pour tirer des femelles sont alloués au sein des unités de gestion concernées, afin de réduire les effectifs des troupeaux surpeuplés.
Fait notable : le recul des populations de loups gris a largement contribué à l'explosion démographique du cerf de Virginie dans le Michigan.
L'aménagement de l'habitat
Un autre levier essentiel du contrôle des populations réside dans la gestion de l'habitat du cerf, pratiquée aussi bien sur les terres publiques que privées. Ces dernières revêtent une importance particulière, car elles couvrent de vastes surfaces d'habitats particulièrement productifs pour l'espèce : peupleraies de trembles, terres cultivées, chênaies ou encore bosquets de conifères.
L'aménagement de la répartition des arbres et des graminées influence directement le nombre de cerfs que ces milieux peuvent accueillir, ce qui en fait un complément indispensable aux mesures de régulation par la chasse.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/yard-maintenance/1007097962.html
