Chaque année, des milliers de clôtures sont installées pour diverses raisons : délimiter un terrain, renforcer la sécurité, préserver l'intimité ou contenir des animaux. Respecter les réglementations en vigueur dans votre commune peut vous faire économiser des milliers d'euros et vous éviter des retards importants dans vos travaux. Si vous avez reçu l'ordre d'installer une clôture, comprendre les motifs de cette exigence peut vous épargner bien des complications. Avant de commencer, renseignez-vous auprès des autorités locales concernant les permis requis et les règles d'urbanisme applicables.
Les limites de propriété
Avant toute installation, étudiez attentivement les marges de recul et les limites de votre parcelle le long du tracé envisagé. Les règlements municipaux imposent souvent une distance minimale entre votre clôture et la propriété voisine. Vérifiez également les exigences de distance entre la clôture et les bâtiments : un espace minimal peut être obligatoire afin de permettre l'accès à toutes les faces de la construction.
Intrusion et droit de passage
Une clôture érigée trop près d'une servitude ou directement sur la ligne séparative peut être considérée comme un empiétement sur le terrain d'autrui. De même, une installation qui ne respecte pas la marge de recul porte atteinte aux droits relatifs aux limites partagées et peut être condamnée à être déplacée ou retirée.
Toute clôture construite à travers une voie d'accès ou un chemin existant doit garantir le passage vers la propriété concernée. En général, cette situation se résout en interrompant la clôture pour laisser circuler le chemin ou la route. Ce cas se présente notamment lorsqu'une parcelle ne peut accéder aux voies communes qu'en traversant une autre propriété.
L'installation de dispositifs dissuasifs contre les intrusions est autorisée dans une certaine mesure. Toutefois, si une clôture équipée de tels dispositifs donne sur une voie publique, les autorités locales peuvent les retirer s'ils présentent un danger pour le public. C'est pourquoi on voit rarement des clôtures barbelées ou hérissées de pointes le long des routes. Par ailleurs, si un passant se blesse au contact de votre clôture, vous pouvez être tenu responsable des frais médicaux.
Les limites de hauteur
Contactez le service d'urbanisme de votre commune pour connaître les hauteurs maximales autorisées selon l'emplacement. Les clôtures donnant sur une voie publique ou situées à l'angle d'un carrefour peuvent être soumises à des exigences de visibilité. Ainsi, une haie empiétant trop sur le champ de vision peut être taillée d'office. De même, une clôture jugée trop haute par les autorités locales peut être condamnée à être ramenée à la hauteur maximale réglementaire.
Le contrôle des animaux
Dans certains cas, une clôture peut être exigée pour des raisons de contrôle animalier. Certaines races de chiens, comme les pit-bulls ou les boxers, peuvent devoir être maintenus à l'écart des voies publiques grâce à une clôture. La sécurité impose parfois aussi d'en installer une pour empêcher les animaux d'accéder aux piscines et aux aires de jeux. Si une clôture est jugée nécessaire, l'autorité locale peut en faire construire une sur votre terrain pour maîtriser l'animal. Enfin, si votre animal endommage régulièrement la propriété d'un voisin ou y pénètre sans autorisation, celui-ci peut demander au tribunal une ordonnance imposant l'installation d'une clôture protectrice.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089842.html
