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Claquements sur le toit par temps froid : comprendre ce phénomène hivernal

Se réveiller au milieu d'une nuit glaciale à cause de bruits sourds répétés provenant du toit peut être particulièrement inquiétant, faisant songer à des branches d'arbres qui tombent ou à des intrus sur le toit. Pourtant, ce que vous entendez n'est autre que l'effet des basses températures sur les matériaux de construction. Il s'agit de physique pure, mais rien qui n'indique un problème structurel grave : vous pouvez donc dormir tranquille malgré le vacarme.

La contraction des matériaux : la cause principale

Comprendre l'origine des claquements d'un toit nécessite de connaître le phénomène de dilatation et de contraction thermique. En termes simples, les matériaux de construction réagissent aux variations de leur environnement, et ces effets sont particulièrement marqués en hiver.

En effet, le froid fait se contracter les matériaux exposés, qui sont liés entre eux ainsi qu'aux éléments intérieurs par des fixations telles que des clous. Or, chaque matériau se contracte à un rythme différent. Les matériaux poreux, comme le bois, perdent également de l'humidité dans l'air sec de l'hiver, ce qui accentue encore leur retrait. Les écarts de température extrêmes et rapides — fréquents en hiver, lorsque les journées sont relativement douces avec un peu de soleil, mais où les températures chutent brutalement la nuit — provoquent une contraction rapide des matériaux exposés.

Déformation et mouvement

De plus, le toit est exposé aux températures froides de l'extérieur, tandis que les murs intérieurs adjacents, souvent recouverts d'isolant, restent chauds grâce à la chaleur qui monte des étages inférieurs. Ce contraste signifie que le toit se contracte rapidement alors que les murs intérieurs ne bougent pas, ce qui entraîne une déformation de certains composants du toit et du grenier, comme les chevrons.

Lorsque la pression s'accumule, les joints et les zones de connexion — clous, plaques métalliques entre le toit et les murs du grenier — peuvent bouger légèrement, un élément s'éloignant ou se rapprochant d'un autre. L'énergie libérée par ce mouvement est ce qui produit le bruit sec de claquement ou de craquement. Un déplacement de seulement quelques millimètres suffit à générer un bruit sourd, explique Joe Nelson, propriétaire de Twin City Home Remodeling à Minneapolis-Saint Paul. Au printemps, lorsque l'air plus chaud et humide revient, les composants du toit retrouvent leur taille et leur tension d'origine.

Pas de raison de s'inquiéter

Bien que dérangeants, ces bruits liés à la dilatation et à la contraction thermique des matériaux n'indiquent généralement aucun problème sérieux, tel qu'un dommage structurel. Le même phénomène se produit, de façon moins audible, lorsque les canalisations d'eau se chauffent ou se refroidissent à l'usage, ou encore sur les cadres de fenêtres et de portes lors des soirées fraîches d'été.

Les constructeurs connaissent bien ce phénomène et tentent d'en limiter les effets en associant des matériaux compatibles et en fixant solidement les connexions pour résister aux mouvements excessifs. Attention toutefois : un toit recouvert de plusieurs centimètres de neige ou plus qui émet des bruits doit être déneigé dès que possible.

L'isolation n'est pas d'un grand secours

L'isolation peut atténuer les claquements provoqués par le mouvement des chevrons ou d'autres composants du toit, mais elle ne peut empêcher la dilatation et la contraction dues à l'exposition du toit aux températures extérieures.

Ajouter une meilleure ventilation du grenier pourrait aider à réduire ces mouvements en abaissant la température diurne des combles, note le chroniqueur Ari Marantz dans sa rubrique « Ask the Inspector » du Winnipeg Free Press, mais il est peu probable que cela supprime totalement les claquements.


Source : https://jardin.98905.com/housekeeping/homemaking/1007130832.html
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