Le monoxyde de carbone (CO), souvent surnommé le « tueur silencieux », est un gaz inodore et invisible produit par la combustion de carburants. Une voiture qui tourne au ralenti dans un garage, un chauffage portable, un sèche-linge ou encore une cheminée obstruée peuvent tous être à l'origine d'une accumulation de CO dans votre habitation. Selon la Commission américaine de sécurité des produits de consommation (CPSC), l'intoxication au monoxyde de carbone tue chaque année entre 200 et 300 personnes chez elles. C'est pourquoi cette agence recommande vivement que tous les foyers soient équipés d'un détecteur de monoxyde de carbone.
La découverte du monoxyde de carbone
C'est Joseph Priestley, chimiste anglais, qui a découvert le monoxyde de carbone et décrit ses différences avec le dioxyde de carbone entre 1772 et 1799. Au fil des décennies suivantes, les scientifiques ont progressivement mis en évidence la nature toxique de ce gaz. Ce sont ces premières découvertes qui ont jeté les bases de la réglementation sur le CO ainsi que de l'installation future d'alarmes dans les habitations et les entreprises. Depuis, l'Administration américaine de la sécurité et de la santé au travail (OSHA) a plafonné la concentration admissible de monoxyde de carbone sur les lieux de travail à 35 parties par million.
Le premier brevet de détecteur
Une première version de détecteur de monoxyde de carbone a été mise au point en 1925 par Chester Gordon et James Lowe, deux employés de la société American Telephone and Telegraph Company. Cet appareil était destiné à aider les travailleurs commerciaux à détecter la présence du gaz dans des espaces confinés, tels que les regards d'égout. Bien différent des modèles modernes, ce premier détecteur fonctionnait de manière entièrement manuelle : il fallait écraser un récipient en verre rempli de chlorure de palladium, d'acétone et d'autres produits chimiques pour révéler la présence de CO.
L'héritage des détecteurs de fumée
Le premier détecteur de fumée résidentiel fonctionnant sur piles a constitué le précurseur direct des alarmes domestiques au monoxyde de carbone. C'est BRK Electronics, aujourd'hui connue pour sa marque First Alert, qui a produit les premiers détecteurs de fumée résidentiels homologués par Underwriters Laboratories Inc. (UL). Lancé en 1969, cet avertisseur s'est révélé un véritable succès : de nos jours, 94 % des foyers américains sont équipés de détecteurs de fumée. Forte de cette réussite, BRK s'est lancée dans le développement d'autres produits de sécurité domestique, notamment des lanternes rechargeables, des lampes torches, des extincteurs jetables et, bien sûr, le détecteur de CO.
L'établissement des normes industrielles
En mai 1992, en prévision de l'arrivée imminente sur le marché d'un nouveau détecteur de monoxyde de carbone, la CPSC et l'UL ont publié ensemble des normes encadrant les alarmes au CO. Ces exigences stipulaient que les appareils devaient déclencher une alarme avant que la concentration de monoxyde de carbone n'atteigne des niveaux dangereux. L'UL exigeait également que ces nouveaux détecteurs soient capables de distinguer le CO d'autres gaz aux propriétés similaires, comme le butane, le méthane ou le dioxyde de carbone. Cette norme, désignée sous la référence UL 2034, fait l'objet de mises à jour régulières afin de rester au niveau des avancées technologiques.
Les modèles actuels
Les détecteurs de monoxyde de carbone alimentés par piles, utilisés aujourd'hui par de nombreux ménages, ont fait leur apparition sur le marché en 1993. On distingue désormais trois grandes catégories de détecteurs :
- Le capteur électrolytique : plus coûteux, mais également le plus sensible du marché.
- Le détecteur colorimétrique : il mesure l'accumulation de CO dans l'air sur une période donnée.
- Le capteur à semi-conducteurs d'oxyde métallique : capable de détecter non seulement le CO, mais aussi les émanations d'eau de Javel chlorée et de silicone.
Poursuivant son innovation après le lancement de son alarme résidentielle au CO, BRK a commercialisé en 1996 un détecteur combiné fumée et monoxyde de carbone, puis en 2000 une alarme au CO équipée d'une télécommande.
Source : https://jardin.98905.com/home-safety/smoke-detectors/1007130620.html
