Citrobacter freundii est une bactérie courante, mais parfois problématique, présente dans les lacs, les puits, les réseaux d'assainissement, les sols et même le tube digestif humain. Cette bactérie naturellement présente dans l'environnement peut atteindre des niveaux nocifs pour la santé, notamment lorsque des matières fécales animales ou humaines s'infiltrent dans les eaux souterraines. Elle ne constitue pas toujours une menace directe pour la santé humaine, mais elle est associée à certaines infections et à des épidémies occasionnelles.
Faits essentiels
Citrobacter freundii est une bactérie en forme de bâtonnet qui vit naturellement dans les intestins de l'être humain et de nombreux animaux, notamment les porcs et autres animaux d'élevage. À des niveaux maîtrisés, elle ne pose généralement pas de problème de santé chez les animaux. Cette bactérie est toutefois associée à des méningites, particulièrement chez les nourrissons, à des infections urinaires ainsi qu'à d'autres infections graves touchant principalement les personnes dont le système immunitaire est affaibli ou fragilisé.
Dans un cas documenté, un groupe d'écoliers allemands a développé de graves gastro-entérites accompagnées d'une insuffisance rénale après avoir consommé du persil fortement contaminé par C. freundii. La bactérie s'était multipliée de manière excessive dans un jardin fertilisé avec du fumier de porc infecté. Cette prolifération extrême aurait été favorisée par les températures élevées du début de l'été, propices au développement de cette bactérie thermophile.
Modes de contamination
Les sources d'eau non protégées sont vulnérables à la contamination par C. freundii. L'eau de puits constitue une ressource souterraine ouverte qui peut recevoir diverses substances infiltrées depuis le sol : engrais, matières fécales, produits chimiques et autres éléments problématiques.
Les puits situés à proximité de pâturages ou de terres d'élevage peuvent être contaminés par les eaux de ruissellement chargées de bactéries provenant des déjections animales. Les fosses septiques représentent également une source potentielle de contamination, car elles permettent aux matières fécales humaines de s'infiltrer dans le sol. Tout sol souillé par des eaux usées, qu'il s'agisse de déjections d'animaux domestiques, de faune sauvage ou d'origine humaine, peut contenir cette bactérie.
Facteurs favorisant la prolifération
C. freundii peut atteindre des niveaux extrêmes et dangereux dans certaines conditions. Classée parmi les coliformes fécaux, cette bactérie se reproduit et se développe rapidement à des températures élevées, pouvant atteindre environ 44 °C (112 °F). Les températures élevées sont souvent corrélées à des populations importantes et à une croissance rapide de la bactérie.
L'espèce se multiplie facilement et s'adapte bien aux environnements des nappes souterraines. Les puits peu profonds sont particulièrement exposés à la contamination par les sources de surface. Le ruissellement des eaux pluviales favorise la propagation de la bactérie en dispersant les matières fécales contaminées ; c'est pourquoi de fortes précipitations sont souvent associées à des niveaux plus élevés de contaminants bactériens dans l'eau des puits.
Prévention de la contamination
Les puits profonds et correctement scellés sont moins vulnérables à cette bactérie. Il est recommandé de tester régulièrement les puits situés à proximité de terres agricoles, qui présentent un risque accru de contamination par les bactéries et les engrais. Pendant les périodes chaudes, la chloration permet d'empêcher la prolifération des micro-organismes. Enfin, il est conseillé de contrôler la qualité de l'eau des puits deux fois par an afin de détecter la présence éventuelle de contaminants et d'éviter tout risque sanitaire.
Source : https://jardin.98905.com/home-safety/general-home-safety/1007081467.html
