Les aboiements d'un chien peuvent traverser de nombreux types de murs en raison de leur volume élevé et de leur large gamme de fréquences, qui se situe dans la plage auditive humaine. Chaque matériau absorbe et réfléchit des bandes de fréquences spécifiques selon sa densité et son élasticité. Un mur classique, qu'il soit construit en bois, en plaques de plâtre ou en parpaings, n'absorbe qu'une partie des fréquences produites par un chien qui aboie. C'est pourquoi, pour insonoriser efficacement un mur contre les aboiements, il est indispensable de superposer plusieurs matériaux afin de neutraliser l'ensemble des bandes de fréquences.
Matériel nécessaire
- Bois d'environ 1,3 cm d'épaisseur ou bâche plastique
- Vis à mur de 2,5 cm
- Tournevis
- Carton
- Clous à bois de 2,5 cm
- Marteau
- Mousse
- Drap ou tissu
Instructions
Étape 1 : Installer la première couche haute densité
Fixez directement sur le mur un matériau réfléchissant à haute densité, qui constituera la première couche d'insonorisation. Une plaque de bois d'environ 1,3 cm d'épaisseur ou une bâche plastique convient parfaitement ; idéalement, elle doit couvrir la totalité du mur. Cette première couche doit être composée d'un matériau dense, car celui-ci est généralement plus lourd et doit donc être placé près du mur pour garantir une fixation solide. Ces matériaux sont également très efficaces pour absorber et réfléchir les hautes fréquences, comme la partie aiguë des aboiements d'un chien ou un sifflement. Vissez chaque coin de la plaque dans le mur en veillant à choisir des vis adaptées à votre type de mur : pour une cloison en plaques de plâtre, utilisez des vis spécifiques ; pour un mur en béton, percez des trous pilotes et employez des vis à béton.
Étape 2 : Ajouter la deuxième couche de densité moyenne
Ajoutez un matériau de densité moyenne par-dessus la première couche. Le carton est idéal pour cette étape et peut être très économique si vous récupérez des boîtes usagées. Les matériaux de densité moyenne absorbent les fréquences intermédiaires de la gamme auditive humaine. Fixez ce matériau à l'aide de clous à bois de 2,5 cm.
Étape 3 : Poser la troisième couche basse densité
Installez un matériau de faible densité comme troisième couche d'insonorisation. Pour piéger les basses fréquences, utilisez de la mousse : plus elle sera épaisse et souple, meilleur sera le résultat. L'épaisseur joue ici un rôle essentiel, car les basses fréquences se propagent avec des ondulations plus longues que les fréquences moyennes et hautes, et nécessitent donc un volume d'absorbant plus important pour ralentir leur progression. Fixez la mousse sur la deuxième couche à l'aide de clous à bois.
Étape 4 : Terminer par une couche de tissu
Recouvrez enfin l'ensemble du mur d'une fine couche de tissu, qui servira de dernière barrière acoustique. Veillez à laisser un petit espace d'air entre le tissu et la mousse afin d'éliminer les derniers résidus de vibration de l'air liés aux basses fréquences. Pour créer cet espace, fixez le tissu avec des vis à environ 2,5 cm de la mousse. Cette couche joue également un rôle esthétique en masquant les autres matériaux, car un dispositif d'insonorisation peut être peu flatteur visuellement dans une pièce.
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