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Les différents types de toitures en tôle d'étain pour les maisons

Les toitures en tôle d'étain se rencontrent aussi bien sur les bâtiments historiques que sur les constructions récentes. Conçues pour durer entre 50 et 100 ans, voire davantage, elles représentent une solution durable dans le domaine de la couverture. Le terme « toit en étain », souvent appliqué à n'importe quel toit métallique autre que le cuivre, désigne en réalité de manière précise les toitures en tôle d'étain ou en métal terne : des feuilles de fer ou d'acier recouvertes d'étain afin de prévenir la rouille et la détérioration.

La tôle d'étain

Tandis que Paris est célèbre pour ses toits en zinc, les toitures en tôle d'étain se sont largement répandues au Canada au XVIIIe siècle, puis aux États-Unis par la suite. Selon le National Park Service, Thomas Jefferson a fait installer un toit en tôle d'étain à joint debout sur Monticello après 1770, et ce matériau est devenu le revêtement de toiture le plus courant du pays au XIXe siècle.

Aujourd'hui, le choix d'une toiture métallique comprend la tôle d'étain, l'acier galvanisé — c'est-à-dire recouvert de zinc — ou encore le cuivre. Dans un climat sec, un toit en tôle d'étain peut durer de 30 à 50 ans. Avec l'application de revêtements de protection contre la rouille, sa durée de vie peut dépasser les 50 ans. En revanche, l'exposition à l'air salin raccourcit considérablement sa longévité.

Les avantages de la tôle d'étain

Le plaquage à l'étain offre une excellente résistance à la corrosion atmosphérique, supérieure à celle du plomb, du cuivre ou du zinc, comme le souligne l'écrivain spécialisé en architecture David P. Rigney dans « Sheet Metal Roofing Techniques ». Pour conserver cette protection, les toitures en tôle d'étain doivent être peintes avec un revêtement élastomère — un enduit qui sèche en formant une texture caoutchouteuse.

Ce processus d'enduction nécessite une préparation minutieuse : élimination de la rouille superficielle à l'aide d'une brosse métallique, lavage du toit, rinçage, séchage complet, puis application du revêtement protecteur.

La tôle terne

La tôle terne est obtenue en plongeant des feuilles de fer dans un alliage d'étain et de plomb, ce qui lui confère un aspect plus mat que la tôle d'étain classique. L'étain représente entre 10 et 50 % du revêtement. À l'époque coloniale, le terne était composé de 80 % de plomb et de 20 % d'étain. Compte tenu des risques sanitaires liés à l'exposition au plomb, les fabricants métallurgiques sont passés à un alliage de zinc et d'étain dès les années 1990.

Selon la Metal Initiative, un programme de l'industrie métallurgique visant à promouvoir l'usage des métaux dans la construction, le terne peut être appliqué sur l'acier inoxydable, l'acier au carbone, le cuivre, le bronze, l'étain et le titane. Un toit en tôle terne peut durer jusqu'à 100 ans et résister efficacement aux environnements marins.

Les bardeaux d'étain

Peu utilisés de nos jours, les bardeaux d'étain se distinguent par leurs motifs embossés imitant la tuile ou le bois. Conçus pour s'emboîter les uns dans les autres, ils existent en étain, en acier galvanisé, en fer galvanisé, ainsi qu'en zinc ou en cuivre. Les bardeaux sont façonnés par estampage à partir de fer étamé, puis reétamés après le moulage, car cette opération endommage le revêtement initial.


Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/roof-repairs/1007130464.html
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