L'histoire de l'éclairage à décharge remonte à 1675, lorsque l'astronome français Jean-Félix Picard observa que le vide situé au-dessus du mercure dans un baromètre émettait une lueur lorsque celui-ci était secoué. Trente ans plus tard, le scientifique britannique Francis Hauksbee mettait au point la première lampe à décharge gazeuse. Ce type de lampe repose sur un courant électrique qui chauffe un gaz ionisé pour produire de la lumière. Le système à décharge haute intensité (HID, pour High-Intensity Discharge) utilise quant à lui un arc électrique entre deux électrodes plutôt qu'un tube rempli de gaz, comme c'est le cas pour les lampes fluorescentes.
Décharge haute intensité ou basse pression
L'éclairage à décharge utilise un ballast ou un tube lumineux pour produire de la lumière. Dans les systèmes HID, le tube en quartz ou en alumine est placé dans une enveloppe de verre, également appelée chemise extérieure. Un arc électrique circule entre deux électrodes à l'intérieur du tube : cet arc chauffe le gaz et les sels métalliques, les évapore et crée un plasma. C'est ce plasma qui émet une lumière intense. L'intérieur du tube peut être recouvert de phosphores ou d'un revêtement diffusant afin d'améliorer le rendu des couleurs et de mieux diffuser la lumière.
Les domaines d'utilisation
Les systèmes d'éclairage à décharge sont particulièrement adaptés aux projecteurs d'éclairage public, aux parkings, aux allées ainsi qu'aux environnements industriels et commerciaux. On les retrouve également dans les gymnases, les grandes salles à plafonds hauts et les présentoirs de magasins. Selon le type de lampe utilisé, ils peuvent aussi équiper des salles de classe ou des bureaux.
Des systèmes performants et efficaces
Les lampes aux halogénures métalliques (MH) et au sodium haute pression (HPS) sont plus efficaces que les lampes à vapeur de mercure : elles produisent plus de 60 % de lumens supplémentaires à puissance égale. Par ailleurs, une lampe à vapeur de mercure perd environ 65 % de son flux lumineux en fin de vie, tandis que les lampes MH et HPS ne perdent que 20 à 35 %.
Les ballasts électroniques
Au XXIe siècle, la plupart des éclairages à décharge fonctionnent avec des composants électroniques. Les ballasts électroniques produisent une lumière comparable à celle des lampes traditionnelles équipées de bobines magnétiques pour l'amorçage et le fonctionnement. Selon l'Office de l'efficacité énergétique du Canada, ces ballasts offrent plusieurs avantages par rapport aux systèmes classiques : meilleur flux lumineux et meilleur rendu des couleurs, absence de scintillement, réduction des coûts énergétiques, possibilité de gradation, fonctionnement silencieux, taille et poids réduits des lampes, ainsi qu'une durée de vie prolongée de 30 % avec une moindre dépréciation du flux lumineux.
Les systèmes de gradation
La gradation d'un système d'éclairage à décharge permet de réduire davantage les factures d'énergie et d'offrir une grande flexibilité dans les espaces polyvalents, selon le National Lighting Product Information Program. Lorsque le système est atténué en dehors des heures de pointe, il dégage moins de chaleur. Les bâtiments commerciaux peuvent également bénéficier de frais de demande réduits auprès des fournisseurs d'électricité, car ces systèmes diminuent la puissance consommée pendant les périodes de forte demande. Grâce à leurs multiples options d'intensité lumineuse, les systèmes de gradation sont idéaux pour des espaces comme les gymnases, où l'éclairage peut être ajusté selon les événements sportifs, les assemblées, les fonctions sociales ou même les opérations de maintenance.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/lighting/1007064878.html
