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Fauteuil à oreilles (wingback) : histoire, styles et utilisations

Le fauteuil à oreilles, également appelé fauteuil wingback, est sans doute l'un des sièges les plus facilement reconnaissables qui soient. Vous en avez probablement déjà pris place chez vos grands-parents ou dans la salle d'attente d'un médecin. Le fait qu'il ait été conçu à l'origine pour remplir une fonction aujourd'hui obsolète ne signifie pas pour autant qu'il doive être négligé en tant qu'élément décoratif. Portez sur lui un regard nouveau : vous découvrirez peut-être qu'il peut constituer un ajout des plus séduisants à votre décoration intérieure.

Histoire

Les grands fauteuils rembourrés à dossier haut que nous appelons aujourd'hui « wingbacks » sont apparus à la fin du XVIIe siècle. Leur caractéristique la plus distinctive était les pièces latérales — les fameuses « oreilles » — qui se projetaient vers l'avant depuis le dossier selon un angle de 90 degrés ou plus. Ces projections avaient pour fonction de protéger l'utilisateur des courants d'air froid et de préserver son visage de la chaleur intense lorsqu'il était assis près d'une cheminée. À l'époque, ce fauteuil était connu sous le nom de « saddle cheek chair ». Il devint très répandu dans toute l'Europe ainsi que dans les colonies américaines au cours du siècle suivant.

Le fauteuil wingback traditionnel

Les fauteuils wingback traditionnels des XVIIIe et XIXe siècles étaient entièrement rembourrés. Les modèles anglais présentaient des accoudoirs et des ailes aux lignes plus galbées, souvent recouverts de cuir agrémenté de clous décoratifs en laiton doré. Les styles français, quant à eux, affichaient des angles plus marqués sur les ailes, avec des moulures en bois apparent sur les accoudoirs et le dossier, ainsi que des étoffes luxueuses en guise de garniture. Les wingbacks traditionnels n'étaient pas dotés d'un jupage. Les pieds étaient droits ou galbés (de type cabriole), selon la période et le pays d'origine. Des essences nobles et classiques comme le cerisier et l'acajou étaient le plus souvent employées.

Interprétations modernes

Aux XXe et XXIe siècles, le fauteuil à oreilles a connu de nombreuses déclinaisons. Les modèles en rotin ou en cannage tressé peuvent ne pas comporter d'ailes rembourrées. Une grande variété de styles de pieds et d'accoudoirs est désormais monnaie courante. Les formes peuvent être exagérées, avec des corps nettement plus hauts ou plus larges, ou des ailes plus prononcées que sur les modèles traditionnels. Les accoudoirs en bois peuvent être totalement apparents et se décliner en finitions métallisées. Capitonnage boutonné, jupes, garnitures raffinées et clous décoratifs argentés ou d'autres métaux sont autant de détails qui permettent au fauteuil wingback de s'adapter à tous les univers décoratifs.

Utilisations dans la maison

À l'image des premières versions, le fauteuil à oreilles reste souvent placé devant la cheminée, dans un salon ou un bureau-bibliothèque. Parfois, une paire de fauteuils forme un coin détente chaleureux, avec une petite table guéridon entre les deux. On retrouve également un ou deux wingbacks dans de nombreuses chambres parentales, et parfois dans les grandes chambres d'amis. Certaines versions modernes constituent quant à elles un meuble idéal pour la chambre d'un adolescent. Enfin, un wingback en cuir demeure sans doute le siège le plus prisé pour équiper un bureau à domicile ou un cabinet au caractère affirmé.


Source : https://jardin.98905.com/furniture/chairs/1007033765.html
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