Le polychlorure de vinyle (PVC) est si omniprésent dans notre quotidien que vous touchez probablement plusieurs fois par jour des objets contenant ce polymère plastique, sous une forme ou une autre. Qu'il soit souple ou rigide, on le retrouve aussi bien dans les canalisations de votre maison que dans le revêtement de sol de votre cuisine, voire dans les jouets avec lesquels vos enfants jouent chaque jour. Cependant, les inquiétudes concernant la toxicité du PVC souple ont conduit à des restrictions progressives en Europe comme aux États-Unis.
Histoire
Des scientifiques européens ont découvert le PVC à la fin du XIXe siècle, lorsqu'ils ont observé que le gaz chlorure de vinyle formait un solide blanc et dur après exposition au soleil. Selon la Plastic Pipe Fittings Association, les premières tentatives d'utilisation de ce plastique se sont soldées par un échec, le matériau s'avérant extrêmement cassant.
Dans les années 1920, un chercheur de chez B.F. Goodrich, à la recherche d'un substitut au caoutchouc naturel, a ajouté des plastifiants — des additifs destinés à assouplir le plastique — au PVC. Cette innovation a donné naissance à une version plus flexible, facilement adaptable à de nombreuses applications industrielles. À partir de la Seconde Guerre mondiale, l'utilisation du PVC souple a connu une expansion spectaculaire.
Propriétés
Dans sa forme d'origine, le PVC est un matériau rigide qui peut être usiné, soudé, collé et transformé en tubes ou en plaques. En y incorporant des esters de phtalate comme plastifiants, il devient souple et flexible, ce qui permet aux fabricants de l'employer dans des produits exigeant une certaine douceur au toucher.
Le PVC présente également une excellente résistance chimique : il supporte le contact avec les huiles, les gaz, les alcools et les hydrocarbures. Il peut être utilisé au micro-ondes, résiste aux rayons ultraviolets et peut être stérilisé, même s'il ne supporte pas la stérilisation par autoclave.
Applications industrielles
Le PVC souple est un thermoplastique : il peut donc être mis en forme par application de chaleur. Il possède un point de fusion ainsi qu'un point de refroidissement, au-delà desquels il devient dur et vitreux, comme l'explique le Polymer Science Learning Center.
Grâce à sa grande pliabilité, il est utilisé dans le bâtiment ainsi que dans de très nombreux secteurs : habillement, fournitures médicales, articles ménagers, etc. Une astuce simple pour l'identifier : si vous utilisez une assiette, un gobelet ou un verre en plastique, retournez-le. Si le chiffre 3 figure à l'intérieur du symbole de recyclage imprimé au fond, il s'agit alors d'un produit fabriqué en PVC.
Préoccupations sanitaires
Aux États-Unis, un mouvement croissant remet en question les produits en PVC fabriqués avec des phtalates, en raison des risques d'exposition toxique pour la santé humaine et pour l'environnement. Ces inquiétudes portent notamment sur la dioxine, un cancérogène reconnu libéré lors de la fabrication ou de l'élimination du matériau.
Des études en cours examinent les liens potentiels entre l'exposition à ces substances chimiques et l'incidence de l'asthme ou de l'autisme chez les enfants, ainsi que la présence de niveaux préoccupants de phtalates chez certains nouveau-nés.
Face à ces dangers, des mesures concrètes ont été prises : dès 1998, la Commission américaine de sécurité des consommateurs est parvenue à un accord avec les fabricants de tétines, d'anneaux de dentition et de sucettes afin de retirer deux phtalates de leurs produits en PVC. Puis, en 2008, les États-Unis ont officiellement interdit les phtalates dans les jouets en PVC, rejoignant en cela les restrictions déjà appliquées en Europe.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007123246.html
