Inséré entre les bardeaux et le voligeage, le larmier évacue l'humidité loin du périmètre de la toiture. Bien que les bardeaux forment une barrière étanche et dirigent l'eau vers le bas de la pente, celle-ci a tendance à s'infiltrer sous les bardeaux en rive. Sans larmier, cette humidité pénètre la couverture du toit et peut endommager le voligeage ou même la charpente. Bonne nouvelle : les larmiers sont peu coûteux et faciles à poser, aussi bien sur une toiture neuve que sur une toiture existante. En maîtrisant les bases — types de larmiers, emplacement idéal, outils nécessaires et technique de pose — vous protégerez efficacement votre toit et prolongerez sa durée de vie.
Les différents types de larmiers
Le profil et la finition distinguent les principaux types de larmiers. La forme du larmier varie généralement selon le type de toiture qu'il doit protéger. Par exemple, alors que les deux côtés d'un larmier pour toit plat se rejoignent selon un angle précis de 90 degrés, le côté supérieur d'un larmier destiné aux toits inclinés couverts de bardeaux dépasse souvent du côté inférieur afin de former une lèvre saillante qui facilite l'écoulement de l'eau. Côté finitions, on trouve aussi bien le métal galvanisé brut qu'une large gamme de peintures, généralement dans des tons bruns ou blancs, pour s'harmoniser avec la couverture.
Où installer le larmier ?
Le larmier borde le périmètre des rives horizontales (égouts) ainsi que des rives inclinées (pignons) d'une toiture à deux pans classique. Un toit standard se compose d'une charpente, d'un voligeage, d'un feutre de couverture et d'une couverture finale. Les couvreurs placent généralement le larmier entre le voligeage et le feutre le long des égouts, et entre le feutre et la couverture le long des rives de pignon. Autrement dit, le larmier se situe sous le feutre au niveau des égouts et au-dessus du feutre au niveau des pignons. Certains professionnels optent toutefois pour une autre méthode : installer le feutre à la fois au-dessus et en dessous du larmier, ou appliquer une membrane d'étanchéité spéciale par-dessus celui-ci pour renforcer la protection contre les infiltrations.
Outils et fournitures nécessaires
La pose d'un larmier exige trois catégories d'outils : des outils de traçage, de découpe et de fixation. Pour mesurer et reporter les coupes, les couvreurs utilisent un mètre ruban, un crayon de marquage ainsi qu'une équerre ou une règle droite. Pour découper le métal, ils recourent à des outils manuels ou électriques. Parmi les outils électriques adaptés figurent la scie circulaire et la scie à table équipées de lames prévues pour le métal. Côté outillage manuel, on utilise des cisailles de construction ou une scie à métaux. Enfin, la fixation s'effectue au pistolet à clouer ou simplement au marteau, avec des clous de couvreur.
Pose et schéma de clouage
Pour installer un larmier, les couvreurs commencent par un angle de la ligne d'égout. Ils plaquent le larmier fermement contre le bord du toit, lèvre orientée vers le bas, puis le fixent au platelage avec des clous de couvreur. Bien que les exigences varient selon chaque chantier, les clous sont généralement posés tous les 30 centimètres environ, alignés au centre de la bande. Point essentiel : les longueurs adjacentes de larmier doivent se chevaucher pour garantir une étanchéité parfaite. Les couvreurs superposent habituellement les extrémités de deux sections consécutives sur 5 à 10 centimètres, en veillant à ce que le chevauchement suive le sens d'écoulement de l'eau afin d'éviter toute infiltration.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007123193.html
