Le teck est un bois dur originaire des climats chauds de l'Inde, de la Birmanie et d'autres régions tropicales, où les arbres sont cultivés en plantations destinées à la production de bois d'œuvre. Sa forte teneur en huile naturelle rend le mobilier et les platelages en teck particulièrement durables et lents à se dessécher, même sous l'effet agressif du soleil direct. Si le teck reste un matériau onéreux, il faut savoir que les bois présentant des qualités comparables affichent des prix tout aussi élevés.
L'acajou
L'acajou constitue une excellente alternative au teck. C'est également un bois dur, solide, facile à travailler et lent à sécher. Il vieillit remarquablement bien en extérieur, en prenant avec le temps un gris terne très proche de celui du teck patiné. Son grain droit et ses pores ouverts facilitent le ponçage et la finition. Moins durable que le teck sur le long terme, l'acajou présente néanmoins l'avantage d'être nettement moins coûteux.
L'iroko
L'iroko provient lui aussi d'anciennes forêts tropicales. C'est un bois extrêmement dur, souvent surnommé « teck africain » ou confondu avec l'afrormosia, bien qu'il n'existe aucun lien botanique entre ces essences. Son grain ressemble étroitement à celui du teck et sa couleur s'en approche beaucoup, ce qui en fait un candidat sérieux pour remplacer le teck sur un pont ou une terrasse. Attention toutefois : l'iroko est riche en tanins, lesquels peuvent tacher en bleu les objets métalliques environnants, comme la quincaillerie, et provoquer un assombrissement progressif du bois. De plus, sa poussière déclenche fréquemment des réactions allergiques lors du travail.
Le séquoia
Le séquoia est un bois nord-américain couramment employé pour les platelages, non pas pour sa dureté, mais pour sa remarquable résistance à la pourriture. Seules les planches de qualité supérieure conviennent à cet usage, ce qui fait grimper le prix. Sans traitement ni scellant, sa teinte rouge caractéristique vire progressivement au gris. En revanche, pour les projets situés dans la zone de croissance naturelle du séquoia, les coûts chutent sensiblement grâce à l'absence de frais de transport élevés.
Le cèdre et le cyprès
Les bois de cœur du cèdre et du cyprès sont naturellement résistants à la décomposition. L'aubier, cette partie plus tendre située en périphérieure du tronc, est en revanche bien trop mou pour supporter les contraintes d'un platelage extérieur. Le bois de cœur des arbres âgés s'avère étonnamment durable et peut tenir plusieurs décennies. Le cèdre manque cependant de résistance pour supporter des charges importantes, tandis que le cyprès conserve toute sa solidité sous le poids. Ce dernier a tendance à se tordre s'il n'est pas correctement vissé, alors que le cèdre excelle dans les travaux de finition et de moulures. Privés de scellant, les deux bois prennent avec le temps une teinte grise.
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