Originaire des forêts du nord-est de l'Amérique du Nord, la pruche est un conifère gracieux de la famille des pins, reconnaissable à ses fines aiguilles. Très apprécié en aménagement paysager, cet arbre forme une pyramide dense d'un vert foncé qui atteint couramment 23 mètres de hauteur. Si la pruche est souvent plantée à des fins décoratives, elle peut également être sciée et employée comme bardage extérieur. Comme les autres pins, elle possède une légère résistance naturelle aux insectes ; toutefois, dans les scieries, on la recherche surtout pour ses bords droits et son prix économique plutôt que pour sa capacité à repousser les nuisibles.
Le bardage en bois
Le bardage est le matériau utilisé pour recouvrir l'extérieur d'un bâtiment. Bien qu'il puisse être fabriqué à partir d'une grande variété de matériaux, nombreux sont ceux qui choisissent le bois pour le charme rustique et intemporel qu'il confère à une construction. Hélas, si le bois demeure un matériau naturel et respectueux de l'environnement, l'absence de composants synthétiques qui le caractérise tend à attirer bon nombre de parasites.
Le bois de pruche est-il toxique ?
En anglais, la pruche partage le même nom commun (« hemlock ») que la ciguë, la plante vénéneuse avec laquelle Socrate aurait été exécuté. Cette homonymie peut troubler, mais rassurez-vous : ni le bois ni le feuillage de la pruche ne sont toxiques. C'est la petite plante herbacée vivace qu'est la ciguë qui porte le fruit fatal, non le grand conifère majestueux. Les deux végétaux n'ont d'ailleurs aucun lien botanique ; ils portent simplement le même nom dans la langue anglaise. Le bois de pruche ne contient donc aucun composé dangereux naturellement présent, et il en va de même pour le bardage qui en est fabriqué.
Un bois réellement résistant aux insectes ?
Les pins, dont la pruche, ne sont pas réputés pour leurs puissantes propriétés répulsives contre les nuisibles. Leur légère odeur résineuse éloigne effectivement certains insectes, mais les ravageurs déterminés, tels que les termites ou les coléoptères xylophages, ne se laisseront pas intimider. Le cèdre offre une meilleure résistance naturelle aux insectes que la pruche, mais même lui ne peut décourager tous les envahisseurs : son bois relativement tendre en fait l'un des terrains de prédilection des abeilles charpentières. Quant au séquoia, c'est le bois le plus naturellement répulsif pour les insectes qui existe. Malheureusement, son prix prohibitif et sa disponibilité limitée en font un choix difficile pour un bardage.
Traiter le bois pour renforcer sa protection
Pour améliorer la résistance aux insectes d'un bardage en pruche, enduisez ses surfaces d'un hydrofuge, d'une résine synthétique, d'un vernis ou d'une peinture. Vous pouvez aussi préparer votre propre traitement maison : râpez environ 230 grammes de cire d'abeille dans un grand bocal, puis recouvrez les copeaux d'environ 600 millilitres de térébenthine. Secouez énergiquement jusqu'à dissolution complète de la cire, puis appliquez le liquide sur le bardage à l'aide d'un chiffon doux. Cette couche cireuse scellera le bois et le protégera durablement des insectes maraudeurs.
En résumé
Le bardage en pruche séduit par son élégance et son coût avantageux, mais sa résistance naturelle aux insectes reste modeste. Un traitement adapté — vernis, lasure, peinture ou cire d'abeille — s'avère donc indispensable pour garantir la longévité de votre façade face aux termites et autres insectes xylophages.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/exterior-remodeling/1007120207.html
