Selon un article d'octobre 2008 publié par Consumer Reports, le chauffage de l'eau peut représenter jusqu'à 30 % de la consommation énergétique totale d'un logement. Les mesures classiques d'économie consistent à installer une couverture isolante autour du chauffe-eau, à abaisser la température du thermostat et à limiter la consommation. Remplacer un ancien système par une alternative plus performante peut toutefois générer des économies bien plus importantes.
Le chauffe-eau instantané
Aussi appelé chauffe-eau sans réservoir (« tankless »), le chauffe-eau instantané fournit de l'eau chaude à la demande grâce à un brûleur à gaz ou à une résistance électrique qui chauffe l'eau froide circulant dans l'appareil. Dépourvu de pertes de chaleur en veille, il affiche un rendement énergétique supérieur à celui des chauffe-eau à accumulation classiques, souligne Consumer Reports.
Ces appareils compacts se fixent au mur dans un local technique, un garage, une cave, voire sur un mur extérieur. Certains modèles s'installent directement au point de puisage. Leur principal inconvénient réside dans leur débit limité, parfois insuffisant face à des besoins simultanés, comme prendre une douche pendant que la machine à laver fonctionne. Installer plusieurs unités permet de contourner cette limite, mais chaque appareil coûte entre 200 et 1 500 dollars (prix constatés en 2011).
La pompe à chaleur classique
Une pompe à chaleur ne produit pas de chaleur : elle la transfère d'un point à un autre en consommant très peu d'électricité. Habituellement utilisée pour le chauffage des locaux, elle peut aussi chauffer l'eau sanitaire, soit en complément du chauffage de la maison, soit comme système autonome dédié. Un chauffe-eau thermodynamique puise ainsi les calories présentes dans l'air ambiant et les concentre dans un ballon pour chauffer l'eau.
D'après le département américain de l'Énergie, ces pompes à chaleur conviennent aux régions où la température extérieure reste toute l'année comprise entre 4 et 32 °C (40 à 90 °F), et exigent un volume d'air libre d'au moins 1 000 pieds cubes (environ 28 m³) pour fonctionner correctement.
De la taille d'un climatiseur central, elles s'installent généralement dans un local technique ou une cave. Les modèles autonomes et hybrides se composent d'un ballon vertical intégrant la pompe à chaleur. Légèrement plus volumineux qu'un chauffe-eau standard et vendus environ 1 400 dollars, ces systèmes permettent de réduire de 50 %, voire davantage, les coûts de chauffage de l'eau.
La pompe à chaleur géothermique
Dans les climats froids, les pompes à chaleur géothermiques, dites « à capteurs enterrés », restent efficaces là où les autres systèmes montrent leurs limites, car elles puisent la chaleur plusieurs mètres sous la surface du sol plutôt que dans l'air ambiant. Ces installations assurent généralement le chauffage et la climatisation du logement. Pour l'eau chaude sanitaire, un petit échangeur de chaleur — appelé désurchauffeur (« desuperheater ») — récupère les calories dégagées par le compresseur afin de préchauffer l'eau domestique.
L'installation complète — boucle de captage, pompe à chaleur et réseau de distribution — représente un investissement de 15 000 à 30 000 dollars (chiffres d'août 2010). Recourir à la géothermie uniquement pour l'eau chaude n'est donc rentable qu'en complément d'un système géothermique de chauffage-climatisation déjà existant.
Le chauffe-eau solaire
Les capteurs solaires thermiques constituent un moyen efficace de chauffer l'eau d'une habitation. Les technologies varient, mais toutes reposent sur le même principe : fixés sur le toit, sur un mur exposé au sud ou posés au sol, les panneaux captent la chaleur du soleil pour chauffer le fluide qu'ils contiennent, lequel circule ensuite vers le circuit d'eau chaude.
Dans les systèmes directs, l'eau qui traverse le capteur alimente directement le robinet d'eau chaude. Dans les systèmes à circuit fermé, le fluide caloporteur passe par un échangeur de chaleur qui transmet ses calories à l'eau stockée dans un ballon, avant de retourner vers les panneaux.
Le coût d'un chauffe-eau solaire dépend de l'ensoleillement local et de la demande en eau chaude du foyer : comptez entre 2 000 et 14 000 dollars (août 2010). Une fois l'installation en place, ces équipements permettent aux propriétaires d'économiser 50 à 80 % sur leurs factures d'eau chaude, selon le département américain de l'Énergie.
Quel système choisir ?
Le choix idéal dépend du climat local, du budget disponible et des besoins du foyer en eau chaude. Le chauffe-eau instantané séduit par son prix accessible et son bon rendement, la pompe à chaleur par ses économies substantielles, la géothermie par sa fiabilité dans les régions froides, et le solaire par son fonctionnement gratuit après installation. Quelle que soit l'option retenue, remplacer un vieil appareil énergivore constitue un investissement durable, rapidement rentabilisé par les économies réalisées sur les factures d'énergie.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007119284.html
