Le gain de chaleur solaire, ou chauffage solaire passif, désigne l'augmentation de température provoquée par le rayonnement du soleil. Cette chaleur peut être exploitée et diffusée dans toute votre maison afin de réduire vos coûts de chauffage en hiver. En été, en revanche, elle peut devenir problématique et faire grimper vos factures de climatisation. En calculant votre coefficient de gain de chaleur solaire (SHGC), vous pouvez choisir des fenêtres à faible indice SHGC et limiter ainsi la surchauffe pendant les mois d'été.
Comprendre le coefficient de gain de chaleur solaire
Le SHGC représente la quantité de rayonnement solaire qui pénètre par une fenêtre. Ce terme englobe à la fois la fraction directement transmise ou absorbée, ainsi que celle restituée vers l'intérieur. Le SHGC est calculé à partir de plusieurs variables : latitude et longitude, nature du sol et réflectance, orientation du bâtiment, type et dimensions de la fenêtre. Ce coefficient s'exprime par un nombre compris entre 0 et 1 : plus il est bas, moins la fenêtre transmet de chaleur solaire.
Mesurer le SHGC
Le National Fenestration Rating Council (NFRC) promeut une méthode d'évaluation indépendante et reconnue au niveau national pour mesurer le SHGC ainsi que la performance énergétique des fenêtres et autres ouvertures solaires. Cette mesure prend en compte la fenêtre entière, y compris l'effet du cadre, contrairement à d'autres systèmes qui ne décrivent que celui du vitrage. Elle permet ainsi aux architectes, aux constructeurs et aux programmes énergétiques de comparer les produits disponibles et de faire des choix éclairés.
Les autres indicateurs du gain de chaleur
La transmission d'énergie à travers les fenêtres s'évalue également grâce au facteur U, à la transmittance lumineuse et à la perméabilité à l'air. La valeur isolante de la fenêtre, connue sous le nom de facteur U, correspond à la chaleur gagnée ou perdue par la fenêtre et son cadre. La transmittance lumineuse (VT) mesure la quantité de lumière visible transmise par le vitrage, tandis que la perméabilité à l'air indique la quantité d'air traversant la fenêtre lorsqu'elle est soumise à une différence de pression. Tous ces facteurs influencent le gain de chaleur solaire global de la fenêtre.
Des fenêtres qui réduisent le gain de chaleur solaire
Dans les années 1990, une nouvelle technologie a donné naissance au revêtement à faible émissivité (low-e) appliqué aux vitrages. Celui-ci réfléchit environ la moitié du rayonnement solaire vers l'extérieur tout en laissant entrer la totalité de la lumière du jour. La fenêtre conserve ainsi toute la luminosité d'un verre non teinté, mais laisse pénétrer moins d'énergie, ce qui réduit mécaniquement le gain de chaleur.
Lors de l'achat d'un vitrage, privilégiez un indice VT de 0,6 à 0,8 (soit 60 à 80 %), associé à un SHGC aussi bas que possible, idéalement autour de 0,4 — soit 40 % — ou inférieur. Ces deux valeurs figurent sur l'étiquette d'efficacité énergétique du NFRC apposée sur tous les vitrages vendus aux États-Unis.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007119139.html
