S'y retrouver dans le jargon des systèmes de chauffage et naviguer parmi la multitude d'options disponibles peut s'avérer un véritable défi. Toutefois, avant de vous rendre chez un détaillant de fournaises, deux termes essentiels méritent votre attention : « à condensation » et « sans condensation ». Une fois que vous aurez compris leur fonctionnement et leurs différences, vous pourrez aborder votre visite en toute confiance et vous concentrer sur le modèle le mieux adapté pour garder votre maison chaleureuse et confortable.
La fournaise à condensation
Une fournaise à condensation exploite au maximum l'énergie disponible afin de la convertir en chaleur. Plutôt que de laisser s'échapper l'humidité et les gaz de combustion par des tuyaux vers l'extérieur, où ils se dissiperaient, elle recycle ces ressources en énergie utilisable pour chauffer votre maison. Une fois que toute l'énergie a été convertie en chaleur à l'intérieur, un ventilateur évacue l'humidité et les gaz résiduels vers l'extérieur via un tuyau en PVC. Les condensats sont ensuite réacheminés dans le système de la fournaise afin de transformer les gaz et l'humidité restants en chaleur supplémentaire.
La fournaise sans condensation
À l'inverse, une fournaise sans condensation ne convertit pas ses sous-produits énergétiques (humidité et gaz) en chaleur. Une fois la chaleur diffusée, l'humidité résiduelle et les gaz sont simplement évacués vers l'extérieur. L'eau résiduelle s'écoule des tuyaux d'évacuation jusque dans le sol, tandis que les gaz se dispersent dans l'atmosphère.
Les points communs
Les fournaises à condensation et sans condensation remplissent toutes deux leur mission première : chauffer les habitations. Toutes deux fonctionnent au gaz naturel ou au propane liquide et transforment ces combustibles en chaleur. Aucune des deux ne peut être alimentée à l'électricité ou au mazout.
De manière générale, ces deux types de fournaises figurent parmi les plus éconergétiques du marché, car elles offrent des modèles affichant d'excellents rendements annuels de combustion, mesurés par la cote AFUE (Annual Fuel Utilization Efficiency). Cette cote est désignée par la Federal Trade Commission (FTC) et le ministère américain de l'Énergie (DOE). Le rendement minimal autorisé est de 78 %, et toutes les fournaises à condensation comme sans condensation affichent une cote de 80 % ou plus.
Les différences
C'est le respect du rendement minimal qui rapproche les deux technologies. Ce qui les distingue, c'est la façon dont elles dépassent ces exigences minimales. Les fournaises sans condensation plafonnent généralement entre 90 et 92 %, tandis que celles à condensation démarrent à 92 % et peuvent atteindre 97 %, soit le rendement le plus élevé du marché résidentiel.
Concrètement, cela signifie qu'une fournaise à condensation peut convertir jusqu'à 97 % de son énergie disponible en chaleur, alors qu'un modèle haut de gamme sans condensation affichant un rendement de 90 % perd (ou gaspille) effectivement 10 % de son énergie.
Les coûts
Pour bénéficier d'une efficacité énergétique maximale, il faut y mettre le prix. Les fournaises à condensation sont les plus coûteuses du marché résidentiel. Le prix d'une fournaise à condensation de 100 000 BTU commence généralement autour de 2 200 $ (données d'août 2011), contre environ 1 500 $ pour un modèle sans condensation de même puissance.
Malgré cet écart de prix d'environ 30 %, l'investissement dans une fournaise à condensation s'avère rentable à long terme. Selon le ministère américain de l'Énergie, une fournaise à condensation haute efficacité permet d'économiser au minimum 2 700 $ sur sa durée de vie — de quoi amortir entièrement son coût d'achat.
En résumé
Si votre budget le permet, la fournaise à condensation constitue un choix judicieux : son rendement supérieur compense largement le prix d'achat initial grâce aux économies substantielles réalisées sur vos factures de chauffage, année après année.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007118879.html
