Qu'est-ce qu'un plafond cathédrale ?
Un plafond cathédrale est un plafond en pente qui s'élève sur plus d'un étage. Ses côtés inclinés suivent la même pente que le toit, et il est réalisé en recouvrant la partie inférieure des chevrons de la charpente avec un matériau de finition. Isoler votre plafond cathédrale permet de limiter les déperditions de chaleur en hiver et de garder votre maison plus fraîche en été. Cependant, contrairement à un plancher de combles situé au-dessus d'un plafond plat, le plafond cathédrale présente des exigences particulières en matière d'isolation.
Exigences d'espacement
Le Code modèle de l'énergie, aujourd'hui connu sous le nom de Code international de conservation de l'énergie (IECC), constitue le référentiel énergétique résidentiel adopté par la plupart des États. Selon ce code, les plafonds cathédrales doivent offrir un espace suffisant entre le platelage du toit et le plafond pour accueillir l'isolant et assurer la ventilation. Cet espace peut être obtenu grâce à des solives en treillis, des fermes en ciseaux ou des chevrons de grande section.
La valeur R
L'efficacité d'un isolant se mesure par sa capacité à résister au flux de chaleur. Cette performance est exprimée par une valeur numérique appelée « valeur R », indiquée directement sur le produit. Plus la valeur R est élevée, plus l'isolant est performant. Cette valeur varie selon le type d'isolant, sa densité et son épaisseur. Son efficacité réelle dépend également du lieu et de la méthode d'installation. Le Code modèle de l'énergie recommande une valeur R de 25 à 38 pour l'isolation d'un plafond cathédrale dans la plupart des régions du pays.
Types d'isolants autorisés
Plusieurs types d'isolants peuvent être utilisés dans un plafond cathédrale, à condition d'être posés de manière à contrôler la condensation. L'édition 2009 du Code international de conservation de l'énergie comprend un tableau précisant les exigences minimales applicables selon les différentes zones climatiques. La méthode d'installation est tout aussi déterminante :
- Panneaux rigides ou isolants en plaques : ils doivent être installés directement au-dessus du voligeage du toit, conformément à la section R806.4 du Code international.
- Méthode « flash and batt » : elle consiste à projeter une mousse directement sur la face inférieure du voligeage, puis à poser entre les chevrons un isolant perméable à l'air.
- Isolant en rouleaux à face aluminium : fréquemment employé sur les plafonds cathédrales en raison de son bon indice de perméabilité.
Le code interdit en revanche expressément l'installation de cellulose densifiée lorsqu'aucun canal de ventilation n'est prévu.
Ventilation : les nouvelles recommandations
Bien que le Code modèle de l'énergie exigeait initialement la présence de canaux de ventilation sous le voligeage du toit, cette obligation ne s'impose plus aux constructeurs. Ces canaux permettent certes d'éviter l'accumulation d'humidité et de réduire les risques de formation de glace, mais les spécialistes de la construction recommandent désormais de réaliser des plafonds étanches à l'air afin de limiter la quantité de chaleur qui migre vers ces espaces ventilés. Cet objectif peut être atteint en intégrant des pare-air et en optant pour une isolation épaisse.
N'installez jamais de panneaux en fibre de verre, de laine minérale en rouleaux, de cellulose densifiée ni de fibre de verre soufflée dans un plafond cathédrale non ventilé, sauf si vous ajoutez également une couche de mousse de polyuréthane projetée ou de panneaux de mousse rigide juste au-dessus ou juste en dessous du voligeage. En effet, les isolants perméables à l'air, comme les panneaux en fibre de verre, génèrent des problèmes de condensation susceptibles de provoquer la pourriture du voligeage. Seules les mousses projetées ou les mousses rigides peuvent satisfaire aux exigences du code en matière d'étanchéité à l'air pour un plafond cathédrale.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/ceilings/1007028089.html
