Les abris anti-tempête offrent une protection à la fois contre les vents violents et les impacts de débris. Le niveau de protection d'un espace désigné comme abri anti-tempête doit dépasser de loin les exigences minimales des codes du bâtiment applicables aux constructions standards.
Idéalement, un abri ne devrait avoir aucune autre fonction principale : il ne doit pas servir de salle de rangement ni de bureau à domicile. Son espace doit rester disponible en permanence pour une utilisation immédiate, avec peu ou pas de préavis. Les questions d'accessibilité, comme la présence d'escaliers, doivent également être prises en compte afin de rendre l'abri utilisable par les personnes âgées ou à mobilité réduite. Lorsque vous envisagez de construire ou d'installer un abri anti-tempête résidentiel, deux grands types s'offrent à vous.
Les trois forces destructrices d'une tempête
Trois forces dommageables sont prises en compte dans la conception d'un abri anti-tempête :
- La pression du vent : lors d'une tornade, les forces éoliennes peuvent exercer environ 200 livres par pied carré (près de 1 000 kg/m²) sur les murs d'une structure.
- La pression atmosphérique : une zone de très basse pression, telle que le vortex d'une tornade passant à proximité, peut créer une différence de pression dangereuse.
- L'impact des débris : la tempête projette des objets pénétrants qui peuvent inclure des morceaux d'autres habitations, des poteaux électriques et des branches d'arbres.
Les abris enterrés
Les abris souterrains sont les plus répandus dans de nombreuses régions des États-Unis. Ils sont généralement construits en béton armé et dotés d'un toit épais recouvert de terre, ce qui permet de contrer les forces de soulèvement du vent. Un système de ventilation adéquat sert à équilibrer les effets de la basse pression atmosphérique, tandis que des portes métalliques lourdes, équipées d'un contrepoids pour faciliter leur ouverture, protègent contre les débris projetés par le vent.
Cependant, comme la plupart des abris enterrés sont installés à une certaine distance de la maison, la proximité et l'accès rapide peuvent poser problème, surtout en cas d'alerte soudaine. De plus, certaines conditions du sol, comme une nappe phréatique élevée, rendent ce type d'abri irréalisable dans certaines zones.
Les abris en surface
Situés à l'intérieur même de la résidence, les abris en surface présentent l'avantage de pouvoir être planifiés et intégrés dès la construction d'une maison neuve, ou ajoutés relativement facilement à une habitation existante. En revanche, ils impliquent des défis d'ingénierie importants : il faut créer une pièce sécurisée capable de résister aux forces de la tempête et d'offrir un niveau de protection comparable à celui d'un abri souterrain.
Pour cela, les murs doivent être réalisés en béton coulé ou en parpaings dont les alvéoles sont remplies de ciment, puis renforcés à la fois latéralement et verticalement, tout comme le plafond. Une porte en bois d'environ 5 cm (2 pouces) d'épaisseur, renforcée par de l'acier, doit être placée du côté intérieur de l'abri, donnant accès à la maison. Étant donné que les incendies constituent une conséquence fréquente des dégâts causés par une tempête, il est également recommandé de rendre l'abri ignifuge.
Considérations de construction
Un abri anti-tempête ne doit jamais être une construction improvisée. Faites-le bâtir selon des plans élaborés par un ingénieur ou un architecte spécialisé. De nombreuses universités situées dans les régions régulièrement touchées par les tempêtes peuvent fournir des conseils précieux, voire des plans types pour les abris enterrés comme pour les abris en surface. Une fois que vous disposez d'un plan conçu par un professionnel, veillez à ce que votre entrepreneur le respecte scrupuleusement : chaque détail compte lorsque la vie de votre famille est en jeu.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115540.html
