Comprendre le vocabulaire de base
La construction d'un escalier figure parmi les projets de bâtiment les plus délicats, surtout lorsque l'on ne maîtrise pas la terminologie spécifique. Les plateformes situées en haut et en bas de l'escalier sont appelées paliers, les surfaces sur lesquelles on pose le pied sont les marches (ou girons), et les pièces de bois en zigzag qui soutiennent l'ensemble de la structure sont les limons.
L'une des décisions essentielles consiste à déterminer la pente de l'escalier, également appelée inclinaison. Elle s'exprime généralement sous forme de fraction : la hauteur à franchir divisée par le reculement horizontal. La hauteur d'un escalier désigne la distance verticale qu'il permet de franchir ; appliquée à une marche individuelle, elle correspond à la hauteur de cette marche. Le reculement, quant à lui, représente l'espace horizontal occupé par l'escalier ; pour une marche, il s'agit de la profondeur du giron.
Matériel nécessaire
- Un mètre ruban
- Une calculatrice
Instructions étape par étape
1. Mesurer la hauteur totale à franchir
Déterminez la hauteur que l'escalier devra franchir en mesurant la distance verticale entre le sol du bas de l'escalier et le niveau fini du plancher supérieur. Cette mesure constitue la hauteur totale. Exemple : 249 cm (98 pouces).
2. Déterminer le reculement maximal disponible
Évaluez ensuite le reculement maximal dont vous disposez. Cette première estimation vous aidera à décider si l'escalier doit comporter un tournant afin de réduire son inclinaison. Mesurez la distance d'un mur à l'autre dans le sens de parcours prévu pour l'escalier, puis soustrayez environ 1,83 m (6 pieds) pour les deux paliers. Ce qui reste correspond au reculement disponible. Exemple : une pièce mesurant 5,20 m (17 pieds) de mur à mur laisse un reculement de 3,35 m (11 pieds).
3. Calculer le reculement optimal
Pour obtenir le reculement idéal, divisez la hauteur totale par 18 cm (7 pouces), soit la hauteur de marche jugée confortable pour une personne de taille moyenne. Vous devrez ensuite répartir le reste entre toutes les marches afin qu'elles soient parfaitement égales, mais pour calculer la pente, cette simple fraction suffit. Notez que ce résultat correspond au nombre de marches plus une, car le palier supérieur joue le rôle de dernière marche. Exemple : une hauteur de 249 cm divisée par 18 cm donne 14 ; en soustrayant 1, vous obtenez 13 marches. Multipliez ce chiffre par la profondeur standard d'un giron, soit 25 cm (10 pouces), pour obtenir le reculement optimal : 330 cm (130 pouces) dans notre cas.
4. Comparer les pentes maximale et optimale
Rapportez le reculement maximal à la hauteur pour obtenir la pente maximale, puis le reculement optimal à la hauteur pour déterminer la pente optimale. Vous disposez désormais de tous les éléments nécessaires pour savoir si un palier supplémentaire est requis afin de faire tourner l'escalier en toute sécurité, lorsque la cage d'escalier rectiligne n'offre pas assez de reculement. L'objectif est de rester le plus proche possible de la pente optimale. Exemple : avec une hauteur de 249 cm et un reculement maximal de 335 cm (132 pouces), la pente maximale est de 249/335. Le reculement optimal étant de 330 cm, la pente optimale s'établit à 249/330. Comme le reculement optimal est inférieur au reculement maximal, vous pouvez construire un escalier droit selon ces dimensions optimales sans avoir besoin d'un palier supplémentaire.
Conseil supplémentaire
Pour garantir un confort maximal, pensez également à la formule de Blondel, largement utilisée par les professionnels : deux fois la hauteur de marche plus la profondeur du giron doivent être comprises entre 60 et 64 cm. Cette règle assure un escalier agréable à monter comme à descendre.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007115131.html
