Construire un escalier exige des mesures précises, mais si vous possédez les compétences nécessaires pour fabriquer les marches vous-même, ne laissez pas les calculs vous décourager. Quelques mesures de base suffisent pour évaluer l'espace total dont vous aurez besoin. Et si votre espace est restreint, plusieurs astuces permettent tout de même de mener à bien votre projet. Le principe fondamental repose sur la comparaison entre la hauteur à franchir, le reculement disponible et les dimensions de chaque marche.
Hauteur libre et largeur
La hauteur libre désigne l'espace nécessaire entre le plafond et l'escalier en tout point du parcours. Elle devient particulièrement importante lorsque vous construisez un escalier descendant vers un niveau inférieur, comme une cave ou un sous-sol, car les marches traversent alors le plancher de l'étage. La hauteur libre minimale recommandée est de 6 pieds 8 pouces, soit environ 2,03 mètres. En dessous, la circulation devient inconfortable et il sera très difficile de monter ou de descendre des objets volumineux tels que des meubles. Quant à la largeur de l'escalier, elle doit être d'au moins 3 pieds (0,91 mètre).
Hauteur à franchir et reculement
La hauteur totale correspond à la dénivelée que votre escalier doit franchir, tandis que le reculement représente la distance horizontale qu'il occupera au sol. Mesurez ces deux valeurs avec soin et convertissez-les dans la même unité. Une marche confortable présente une hauteur comprise entre 6 ¾ et 7 ½ pouces, soit environ 17 à 19 centimètres. Optez pour la valeur supérieure si vous manquez de place, et pour la valeur inférieure si le confort prime.
Divisez ensuite la hauteur totale par la hauteur idéale d'une marche : vous obtenez ainsi le nombre de contremarches nécessaires. Arrondissez ce chiffre, retirez-en 1 (pour la dernière marche qui rejoint le sol), puis multipliez le résultat par le giron idéal afin de déterminer l'espace horizontal total requis pour votre escalier.
Les escaliers en colimaçon
Contrairement aux idées reçues, un escalier en colimaçon n'est pas obligatoirement arrondi : il peut tout à fait être réalisé avec des marches carrées disposées selon des angles soigneusement calculés. Ce type d'escalier constitue une solution idéale lorsque l'espace est très limité ou lorsque la configuration de la pièce est peu pratique. Attention toutefois : l'emplacement au sol doit mesurer au moins 5 pieds sur 5 pieds (environ 1,52 mètre sur 1,52 mètre) pour répondre aux normes de construction modernes.
Les paliers intermédiaires
Le palier représente un compromis judicieux entre l'escalier en colimaçon et l'escalier droit classique. Il s'agit d'une petite plateforme installée à mi-parcours de la montée. Au niveau du palier, l'escalier peut changer de direction à angle droit, ce qui permet de l'installer même lorsque vous ne disposez pas d'assez d'espace dans une seule direction. Cette solution implique toutefois deux calculs distincts de hauteur et de reculement, un pour chaque volée.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-designs/1007027498.html
